Beta #4

Beta #4 est sorti le 17 février 2017 - 60 pages - tirage : 120 exemplaires - Couverture couleur 300gr peau d'orange - papier recyclé 120gr noir et blanc (intérieur)

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Akaname (poster)

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[EDIT] Cette illustration est disponible:

  • en impression poster au format A3 sur du papier recyclé 120gr/m2 à 7€ !
  • carte postale au format A6 (10,5 x 14,8cm) sur papier 300gr recyclé texturé

Akaname, yokais qui squatte les salles de bain crados à la recherche de crasse à lécher, nettoie les pieds d'une apprenti geisha dans son bain, ayant couru dans la boue une nuit d'été pluvieuse.
Couverture du Beta #4

Disponibilité: 

Akaname

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[EDIT] La version couleur est disponible en impression poster A3

Akaname, yokais qui squatte les salles de bain crados à la recherche de crasse à lécher, nettoie les pieds d'une apprenti geisha dans son bain, ayant couru dans la boue une nuit d'été pluvieuse.
Couverture du Beta #4

Disponibilité: 

Mise en couleur sous Photoshop - disponible en impression poster A3

L7 band / Natural born killer

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Illustration du groupe de rock L7 pour le fanzine Squame spécial Rock Motel

Demetra Plakas vise Tommy Lee Jones, rappel au film "Natural Born Killers" dont elles ont fait une partie de la bande originale (Shitlist...), de même que les apparition d'un lapin, crotale, loup.

Donita Sparks exhibe ses poils pubiens (rappel de l'émission The Word sur Channel 4), et tient entre ses dents un tampon usagé (clin d'oeil au tampon qu'elle avait jeté dans la foule sur la scène du festival de Reading, en 1992, en réponse aux projectiles que le public jette sur le groupe.

Suzi Gardner est à cheval sur le  Détective Jack Scagnetti du film "Natural born killers", dans la position du T-shirt de "Smell the magic"

Jennifer Finch est assise sur la télévision diffusant "Natural born killers", pieds nus et bariolée sur les jambes, bras et torse. Elle porte une tête d'ours en peluche sur la tête et a les cheveux teints en rouge.

L7 est un groupe de rock américain associé aux mouvements grunge et riot grrrl, actif de 1985 à 2000 puis depuis 2014.

Squame est une association culturelle créée dans le but de développer et de promouvoir les travaux d'artistes internationaux à travers des éditions d'art et des expositions.
Les auteurs qui participent aux éditions Squame travaillent en totale liberté stylistique et sont engagés, pour chaque sortie, sur une thématique commune.

La chimère naissante (couleur)

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Une femme se prend en autoportrait photographique lors de son accouchement.
Le médecin vétérinaire extrait difficilement des pattes de veau, le tout dans le reflet de l'oeil de la femme aux seins  et pieds nus, suant à grosses gouttes dont profite une mouche.

Dessin réalisé pour le fanzine des Éditions terriennes - sur le thème "Dans ta face" et "autoportrait", avec des couleurs imposées. Je l'ai remis en couleur avec mes propres nuances de couleurs :)

Publié dans le fanzine Beta #4

Akaname - Yokais #1

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Akaname est le premier chapitre de Yōkais (monstre japonais qui ont fait les couvertures des quatre premiers Beta), cette histoire de la journée d’une geisha pourrait aussi être une introduction à Teruha, la geisha aux neuf doigts...

Je me rapproche lentement des codes du manga, dans le découpage de l’histoire et des pages, l’utilisation de beaucoup de gris (à la place des trames de petits points et des traits de mouvements), une lecture davantage verticale qu’horizontale, un nombre réduit de cases par page, la présence de marges, des cases à fond perdues en bas et en haut...

Publié dans le fanzine Beta #4

Beta #4

Beta #4 est sorti le 17 février !

Au sommaire :

  • suite de la BD Révélation : cœur de Lotus ou le malheur du zombie (chap.3)
  • suite de la BD Bornéo : tête de mort (chap.2)
  • nouvelle illustrée Prophet.e (Jésusa)
  • une nouvelle série au format manga, Yokais : 24 pages + la couverture !

Disponible sur Tipeee, Patreon, et d'autres lieux : voir la liste actualisée sur la page Beta
Merci pour votre soutien :)
Bonne lecture !

Disponibilité: 

Les 60 pages du fanzine Beta #4

Les couverture du fanzine Beta #4

Yokais, une nouvelle série BD, format manga !

Jesusa - nouvelle illustrée

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Quand un arkéobiologue du troisième millénaire croise la linceul véritable du christ et décide de cloner les cellules des taches de sang, il met à jour la plus grande supercherie de l’humanité... 
Jésusa, alias Prophet.e, est un projet BD qui verra le jour un de ces quatre matins quand je serai prêt. Ou pas. Découlant directement d’un mix entre ma pousse de barbe sasabudique (www. remedact.com/tags/sasabudi) et d’une émancipation féministe à travers les Femen et autres Pussy Riot. Sans oublier un questionnement du pourquoi du comment les prophètes sont toujours inévitablement des 1. hommes 2. barbus. Peut-être l’humanité est-elle prête à accepter une toute autre vérité ?? 

Nom de dieu… notre cybercosmos ne méritait pas ça: tout n'était que ruines et ténèbres. Un véritable enfer. Et ce monstre volant continuait sa valse destructrice au dessus de Golgopolis. Mon dieu… Qu'ai-je fait ?

Quand tout a commencé, je débutais en arkeologik: en construisant un de ses luxueux hôtels pour omniprètres, Sexual Tendencies est tombé sur des hyperuines, dont une crypte où ils ont découvert une relique. Dans la nuit du kronodi 3333K119, le Poop en personne s'est pointé à ma capsule; hystérique, il me tendit un vieux tissu sous Protek™:
- analysez-moi ça au plus vite ! Nous paierons ce qu'il faut ! Dites-nous de quand il date ! Et sans le souiller !
- euh… oui… c'est quoi ?
- c'est… pas vos oignons ! Doux Jésus-Christ !!
- jézu crie ? répondis-je, vaseux
- exactement ! Ce… Faîtes l'analyse !
Puis ils ont décampés.
Non mais, ils se prennent pour qui ces glandus ? Se pointer en pleine nuit et exiger une analyse au carbone 87 ? Tu peux toujours rêver ! pensai-je en balançant le truc par la fenêtre, avant de regagner ma napcoosh.

Mmm… Merde… Mon oreille vibre. Il fait jour.
- A… Allô ? Le… Oui ! Je… je l'ai analysé cette nuit ! Il a… euh…
Entrouvrant un œil, j'aperçois une canette de 33 sur la table.
- 33 ans !… Le Ca87 est formel !
- MON DIEU ! C'est pas possible ! Que signifie cette épreuve ?? Seulement 33 ans !!… Je… ATTENDEZ… Vous avez bien dis 33 ANS ?
- euh… oui…
- c'est… in… incroyable ! Je passe le récupérer immédiatement !
- non, attendez ! Je ne suis pas…
Shit… Cet illuminé a raccroché… Fuck ! J'aurais pas dû balancer l'colis !
Dix minutes plus tard, je surnageais dans les eaux noires et chaudes du blakmareka, cent mètres en contrebas de ma capsule.
- Miracle ! Le Protek™ est là ! Flottant au milieu des chattes crevées !

Arrivé au labo, je lance l'analyse Ca87. En attendant les résultats, je m'injecte café sur café. Purée… c'est quoi ce truc ? Le robot vomit enfin les résultats: l'étoffe a 3000 ans et porte des traces de sang humain de… 33 ans ! C'est quoi ce délire ?

Des boums me sortent de ma stupéfaction: la biocam montre le Poop tambourinant au sas du labo. Shit. Il a trouvé où je bosse… et j'ai pas envie de goûter aux bagues de ses gorilles… Fuck ! Vite ! Réfléchis… J'enfile des gants, chope l'étoffe, en déchire un morceau tâché, et le place en cybercoof. Puis lui ouvre avant qu'il ne défonce tout:
- OÙ EST LE LINCEUL ?
- le… calmez-vous ! Vous avez failli défonc…
- rien à foutre ! Je VEUX le Saint-Linceul ! MAINTENANT !
- oui oui ! ok ! dis-je en m'éloignant de ses gorilles spidkokés
- voilà ! Vous… vous allez en faire quoi ?
- le protéger et le vénérer pardi !
- ah ?… euh… oui ! Bien sûr !
Puis il s'est cassé, me laissant avec ses deux brutes. Je n'ai rien vu venir.

En me réveillant, je me souviens qu'ils avaient parlé de me "crucifier par les couilles" si je mouftais. Je me levai en titubant. J'avais mal partout. Le cybercoof clignotant attira mon attention: un fœtus de quelques mois surnageait dans le liquide nutritif. Cool ! J'allais bientôt savoir à qui appartenait ce sang.
Trois heures après, le gosse bougeait ses bras et ses jambes, et grandissait à vue d’œil. Au milieu de la nuit, je distinguai une barbe, malgré sa position fœtale. Bon… laissons-le pousser jusqu'à 33 ans. Bip.

J'avalai un LSDead et me renseignai sur leur fameux linceul: à la fin de mes lectures, mon sang bouillait d'excitation. J'avais beau m'injecter des nanoclopes, impossible de redescendre. Était-ce possible ? Tout semblait coller: linceul, âge, barbe… Exactement comme sur ces vieilles gravures d'un homme qu'on descend d'une croix. Fuck ! Est-ce lui dans le cybercoof ? Leur prophet déchu ?

J'ai fini par m'endormir. À mon réveil il faisait jour, et la poche Amniotek™ était percée. Fuck ! Où est le prophet ? J'enfile une combinaison code VII, au cas où. Les traces de nanosan du cordombilik arraché conduisent à la nutricapsul… Aaah… Le voilà: allongé sur le sofa, le cul à l'air, la tête dans les coussins. Il respirait bruyamment, comme s'il récupérait de sa propre mort. Dire que cet homme a dû vivre il y a plus de 3000 ans !
Son corps était élancé, ses fesses rebondies et ses longues jambes se terminaient par des pieds aux orteils… sensuels. Coup de chaud. Forte envie de les prendre en bouche… Fuck ! J'avais une gaule d'enfer… Que m'arrive-t-il ? Suis-je en train de devenir un de ces gaycats qu'on envoie sur la lune 69 ? Je dois me ressais… Oh… il bouge…

C'est là que j'ai compris d'où venait mon excitation: quand le prophet s'est redressé, mon regard s'est rivé sur sa poitrine: au dessus d'une plaie béante au torse, pointaient une paire de nichons irréels… J'étais scotché. Une éternité. Comment était-ce possible ? Un truc ne collait pas: ce… ça devrait être un homme ! Et pas une… enfin… fuck me !… quelle beauté !

Ouais… Et maintenant cette abomination avait tout bousillé. Enfin pas elle. Cette première "jésusa" pouvait à peine soigner quelques verrues. Mais au fur et à mesure que je la clonais (et détruisais), ses pouvoirs grandissaient: guérir des cancers, des paralysés… tout devenait possible ! Je transformai mon labo en clinique rebouteuse: le malade entrait, me racontait ses malheurs, puis fermait les yeux pendant que jésusa le guérissait par apposition des mains. J'ai tenu une grosse année à raison de 4 clones par semaine. C'était le pied total: e-putes à gogo, LSDead…

Mais ça n'a pas duré. J'ai agrandi la clinique et multiplié les jésusas… Le clone J300 était encore docile, mais les suivantes étaient moins corvéables et plus puissantes ! Le bouche à oreille aidant, la "clinique miraculeuse" ne désemplissait pas… Des bagarres éclataient en salle d'attente, des jésusas parlaient pendant les soins, sortaient… et soignaient parfois gratuitement, multipliaient des brioches ou ces espèces de silures du blakmareka dont les clodos s'empiffraient. Dégueu.
La J458 ressuscitait les macchabées: ça a foutu la merde. Émeutes, clinique brûlée, clones pendues haut et court… J'ai fui en emportant de justesse mon cybercoof et un morceau de J458. J'aurais dû m'arrêter là. Mais j'ai recommencé: la petite dernière, J459, changeait l'eau en vin.
En quelques mois, mon sang était devenu du vin: je picolais non stop. Puis J459, qui était devenu ma femme, m'a surpris en 69 avec J634. Engueulades… Fini le vin ! Retour à l'eau. J634 est resté un peu mais a fini par claquer la porte… en marchant sur le blakmareka ! Enfin, je crois, parce qu'à cette époque, j'étais soit saoul, soit en delirium tremens… J'ai bien failli crever… J'étais devenu un de ces clodos parcourant Golgopolis, pieds nus, mendiant pain, vin, créds et nanoclopes. Shiiiit…

J634, par pitié, m'a tendu la main. J'ai sorti la tête de l'eau. Du vin. Le monde avait changé: fermeture des usines, hôpitaux, pompes funèbres, boulangers et poissonniers… Les jésusas s'étaient multipliées et s'occupaient de tout: production, santé, vie et… mort. On les surnommait les déesses barbues ! Pour ressembler à leurs icônes, les femmes se faisaient implanter les poils de leur chatte sur la face et les hipsters se gavaient d’ovaires de rats pour exhiber les mêmes mamelles que mes filles. Mais pas un.e n'arrivait à la cheville des véritables jésusas… surtout que ces faux clones n'avaient aucun pouvoir…
Ce monde de sexe sans genre et de genre transcendé me répugnait. Plus rien n'avait de but, d'importance, de début ni de fin. Au diable les barbachattes et les hipsters siliconés ! J'ai racheté mon cybercoof au blackmarket et repris le clonage de plus belle: vive les originales ! Les nouvelles jésusas étaient libres et encore plus puissantes.

Mais arriva J666. Quand elle s'extirpa de la poche Amniotek™, elle était livide. On aurait dit une morte. Seuls ses tétons rouges vifs trahissaient un semblant de vie. Sa barbe rousse pointait entre ses seins, et sa chevelure mouillée trahissait… deux petites cornes. Elle marcha vers moi mécaniquement, et s'approcha si près que son haleine fétide me révulsa.
- salut… père, marmonna-t-elle d'une voix rauque. Oh mais, qu'est-ce-qu'on a là ? dit-elle en me massant les couilles et en me léchant la joue d'une langue froide et râpeuse
- je… que…
- je t'épargne, mais ton heure viendra, dit-elle en me brûlant le front de sa main droite
En sortant, J666 croisa J634. Et lui trancha la tête d'un geste rapide.
Sur le pas de porte, elle se retourna avec un sourire en coin et lança:
- tu peux oublier tes petites pucelles ! La vraie prophete, c'est moi ! Et moi seule !
Son regard machiavélique me transperça. Puis elle s'envola. Je me précipitai dehors: un ciel noir tourbillonnait autour de J666 qui criait en langue inconnue. Au sol, un trou noir vomissait des monstres par centaine. Les badauds filmant la scène furent les premiers à être violés, dévorés et torturés… 

En croisant mon reflet dans le miroir de l'entrée, j’aperçus, incrédule, un signe sur mon front: 666. Je compris avec effroi que je venais de plonger l'humanité dans le chaos. Que je venais d'enfanter l'antéchrist.