J’ai la pèche ce matin: il ne pleut pas ou quasi.
Je me grouille donc d’aller marcher un peu dans le dumping ground
de Shivaji Nagar… Il est énorme, plusieurs kilomètres de long.
Ca cause. Je prends un peu de lumière dans mes boites, et un camion citerne
distribuant de l’eau
L’eau est à l’origine de la vie. Étant composé à 70% d’eau, l’être humain est tributaire de ce que l’on considérera peut-être un jour comme de l’or… More potable me ramène à l’entrée où
bien évidemment: photography not allowed…
Mais bon, de plus en plus je vais prendre les ragpickers
en portrait, et pas forcément sur leur lieu de travail…
Je retourne vers le bus dépôt en traversant les bidonvilles…
pas mal de photos intéressantes, tout au 35 mm,
on s’y habitue vite, et j’aime assez le 35mm finalement…
je l’utilise de plus en plus. Il ne fait pas trop cul-de-bouteille
des nombreux photojournalistes qui prennent presque une photo
en vous mettant le pare-soleil dans l’oeil (sans parler
qu’ils ont parfois la fâcheuse manie de mettre une tête
dans un angle, histoire de faire penser à Alien…
voir un des derniers National Geographic sur les gorilles…
même si le boulot de Brent Stirton est très complet)
et permet de prendre le sujet dans son environnement…
qui est ici assez crade, cela va sans dire… encore que.
Voila, Mumbai livre ses mystères et ses coins de rues.
Ici peu de vaches, sauf au alentour de la décharge.
Des bâtiments parfois très hauts, l’océan de chaque coté,
un suburban train très pratique, peu cher, et souvent bondé…
avec des rush matin et soir comme à Paris…
Constitué d’îles auparavant, Mumbai comble les trous, mais les écoulements
des pluies sont très mal gérés, alors ça inonde régulièrement
comme hier, première page ce matin… Mais ça ne suffit pas à remplir
le lac pouvait-on lire…






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