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Bande dessinée & Manga

La dramaturgie - L’art du récit - Yves Lavandier

La dramaturgie - l'art du récit d’Yves Lavandier est un des 3 livres que j'ai achetés quand j'ai voulu monter une marche dans la professionnalisation d'auteur BD (avec Construire un récit du même auteur et Story, écrire un scénario de Robert McKee)

Être auteur BD complet demande de savoir raconter

Une bonne BD ou un bon manga ne saurait se suffire de bons dessins : en plus d'une mise en page correcte, l'histoire, la base, doit être intéressante.

  • savoir dessiner (= la forme = croquis + encrage), qui est une base mais qui est de moins en moins l'essentiel : un dessin trop chargé a tendance à ralentir le lecteur et donc à encre une BD moins fluide. Ne pas confondre en effet BD et illustration (et même une bonne illustration repose davantage sur l'idée et sa mise en place que sur la capacité technique de mise en oeuvre)
  • savoir raconter (= le fond). Malgré qu'il existe des écoles de BD et manga, il est parfois nécessaire d'apprendre ou ré-apprendre à construire une histoire = comment répondre aux attentes du lecteur ?

Mon avis sur Construire un récit d'Yves Lavandier

Je suis encore en pleine lecture, mais ce livre est conseillé par de très nombreux auteurs, quelque soit leur média de prédilection : film, BD, théâtre…

Présentation de l'auteur / éditeur :

Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp de concentration de Stutthof, une femme du nom de Flora dirigeait un théâtre de pain. Avec une partie de sa maigre ration, elle modelait de petites figurines. Le soir, en cachette dans les toilettes, elle et quelques prisonnières animaient ces acteurs de mie devant des spectateurs affamés et promis au massacre. Où qu’il soit, quelle que soit l’époque, l’être humain est entouré d’histoires et a besoin d’histoires. Cela lui est aussi vital que l’oxygène.

Depuis plus de vingt ans, il existe un livre qui parle de ce besoin : La dramaturgie d’Yves Lavandier. Un livre devenu culte dans les milieux professionnels.

La dramaturgie se présente comme l’équivalent contemporain de La poétique d’Aristote. C’est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d’être et leur signification. Mais alors que le philosophe n’avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s’appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée.

La dramaturgie fait aujourd’hui l’objet d’une nouvelle édition aux Impressions Nouvelles. Yves Lavandier a révisé son livre pour l’occasion. Il s’adresse en priorité aux dramaturges et aux scénaristes (débutants comme professionnels), mais il intéressera tous les partenaires des arts du récit, acteurs, producteurs, metteurs en scène, dessinateurs, et même les spectateurs curieux de mieux comprendre le théâtre, le cinéma ou la bande dessinée, et les rapports que ces arts entretiennent avec la vie.

Pour aller plus loin

Construire un récit - Yves Lavandier

Construire un récit d’Yves Lavandier est un des 3 livres que j'ai achetés quand j'ai voulu monter une marche dans la professionnalisation d'auteur BD (avec La Dramaturgie du même auteur et Story, écrire un scénario de Robert McKee)

Être auteur BD complet demande de savoir raconter

Une bonne BD ou un bon manga ne saurait se suffire de bons dessins : en plus d'une mise en page correcte, l'histoire, la base, doit être intéressante.

  • savoir dessiner (= la forme = croquis + encrage), qui est une base mais qui est de moins en moins l'essentiel : un dessin trop chargé a tendance à ralentir le lecteur et donc à encre une BD moins fluide. Ne pas confondre en effet BD et illustration (et même une bonne illustration repose davantage sur l'idée et sa mise en place que sur la capacité technique de mise en oeuvre)
  • savoir raconter (= le fond). Malgré qu'il existe des écoles de BD et manga, il est parfois nécessaire d'apprendre ou ré-apprendre à construire une histoire = comment répondre aux attentes du lecteur ?

Mon avis sur Construire un récit d'Yves Lavandier

Ce livre s'adresse autant à l'écriture d'un scénario de film que l'écriture d'une BD ou même d'un manga, ce qui le distingue un peu du Story de Robert McKee. Ce livre ayant longtemps été (jusque 2019) en auto-édition, je suis sûr que la nouvelle édition chez Les Nouvelles Impressions est meilleure que l'auto-édition que j'avais. Cela dit, le contenu est le même et Yves Lavandier complète bien la vision très technique de Robert McKee, par une vision un peu plus large et française de l'écriture de scénario.

Quoi ? Vous ne comprenez pas ce qu'est un cliffhanger ? un acte ? un climax ? un élément déclencheur ? et tout ce qui concerne les personnages, avec les parcours dramatiques, la caractérisation, les objectifs, obstacles et ironies dramatiques ? Alors c'est qu'il est temps d'apprendre et comprendre comment écrire un scénario de BD, manga etc

Présentation de l'auteur / éditeur

Apprenez à concevoir les fondations de votre histoire et à maîtriser des outils aussi variés que les jalons, la structure enrichie ou les sous-intrigues thématiques. Découvrez comment créer la trajectoire interne d’un personnage et comment la théorie fractale peut être appliquée à l’écriture d’un récit. Voyez comment éviter les facilités et les deus ex machina. Maîtrisez l’installation et l’exploitation de ce puissant outil qu’est l’ironie dramatique. Trouvez des centaines d’astuces sur le sens, la comédie, le pitch, les fins, la caractérisation, les enjeux, les méchants…

Dans Construire un récit, Yves Lavandier propose une méthode par étapes, claire et complète. Cette méthode découle à la fois de la compréhension des mécanismes narratifs et de l’expérience d’auteur, pédagogue et script doctor d’Yves Lavandier. Les exemples sont principalement puisés dans le répertoire dramatique : théâtre, cinéma, télévision et bande dessinée.

Pour aller plus loin

Story - Écrire un scénario - Robert McKee

Story, écrire un scénario de Robert McKee est un des 3 livres que j'ai achetés quand j'ai voulu monter une marche dans la professionnalisation d'auteur BD (avec La Dramaturgie et Construire un récit d'Yves Lavandier).

Être auteur BD complet demande de savoir raconter

Une bonne BD ou un bon manga ne saurait se suffire de bons dessins : en plus d'une mise en page correcte, l'histoire, la base, doit être intéressante.

  • savoir dessiner (= la forme = croquis + encrage), qui est une base mais qui est de moins en moins l'essentiel : un dessin trop chargé a tendance à ralentir le lecteur et donc à encre une BD moins fluide. Ne pas confondre en effet BD et illustration (et même une bonne illustration repose davantage sur l'idée et sa mise en place que sur la capacité technique de mise en oeuvre)
  • savoir raconter (= le fond). Le constat de Robert McKee, c'est que les scénaristes ne savent plus raconter, car ils n'apprennent plus les bases, les fondations d'une bonne histoire.

Mon avis sur Story de Robert McKee

Ce livre est un gros pavé et s'adresse un peu plus à l'écriture d'un scénario de film, mais le fonctionnement de l'écriture d'une BD ou d'un manga est très proche de l'écriture d'un film, avec cela dit les cliffhangers de fin de pages et les chapitres / albums en plus, paraissant alors comme des scénarios à part entière et regroupant alors les 3 actes avec le climax de fin.

Quoi ? Vous ne comprenez pas ce qu'est un cliffhanger ? un acte ? un climax ? un élément déclencheur ? et tout ce qui concerne les personnages, avec les parcours dramatiques, la caractérisation, les objectifs, obstacles et ironies dramatiques ? Alors c'est qu'il est temps d'apprendre et comprendre comment écrire un scénario de BD, manga etc

Certes, le découpage des mangas (et BD traditionnelle découpée en albums) peut être influencé par le chapitrage et le découpage en tome (ou le découpage en album), notamment en cas de prépublication. D'ailleurs de nombreux mangakas ne savent pas forcément où ils vont quand ils commencent une série, ni la longueur qu'elle va avoir, puisque cela dépend surtout d l'accueil du public. Mais certain.es connaissent déjà les arcs, les fins, les grandes lignes, et brodent en fonction des chapitres, parfois même en fonctions des réactions des lecteurs sur le net, et des discussions qu'ils.elles ont avec leur tantô (éditeur japonais).

Ce livre m'a énormément fait progresser, même si j'ai le regret que les exemples font parfois référence à des films un peu vieillots (cf l'âge de l'auteur) et que la BD n'y est pas abordée. C'est pour cela que j'ai acheté en même temps La Dramaturgie et Construire un récit d'Yves Lavandier.

Présentation de l'auteur / éditeur

Dans cet ouvrage incontournable, enrichi à l’occasion de sa nouvelle édition, Robert McKee expose les grands principes de la narration et de l’écriture de scénario pour le cinéma et la télévision, à l’usage des scénaristes débutants ou confirmés.

Alien, À travers le miroir, Casablanca, Chinatown, Les Dents de la mer, Les Rapaces, Star Wars, Thelma et Louise, Un poisson nommé Wanda… À partir d’exemples de films illustrés et analysés en profondeur, il aborde chacune des étapes de la création d’une histoire apte à toucher et captiver le public, du choix d’une intrigue à la construction des personnages, en passant par l’exposition, la dynamique du récit, etc.

Découvrez les méthodes, les conseils et les recettes d’un «  doctor  » reconnu comme étant l’un des meilleurs professeurs d’écriture de scénario dans le monde.

«  Ce dont nous avons besoin c’est de redécouvrir ce qui sous-tend notre art, les principes directeurs permettant de libérer le talent. Que l’on tourne un film à Hollywood, à Paris ou à Hong Kong...  » Robert McKee

Pour aller plus loin

en 2020, écoute bien… ton âme te parle !

Salut ! Ci-joint ma newsletter de février 2020, avec mes tous mes vœux de santé !


en 2020 : écoute bien…

ton âme te parle…

FUUUUCK !! Ouais, je sais : je suis à la bourre pour te balancer mes vœux ! Car, traditionnellement, la bonne et due forme pour faire ça, c’est pendant le mois de janvier. Misère, on est déjà en février… Est-ce important ? Non. Pourvu que l’intention soit là. Et puis, en plus d’être impermanent, tout est relatif : l’année du rat ayant commencé le 25 janvier, je suis encore dans le timing pour mes vœux… :)

Alors pour 2020, en plus d’une santé de fer, je te souhaite de tout exploser ! Dans le bon sens du terme, hein ! Exploser tes ventes de BD ou tattoos ou c’que tu veux. Exploser ton style graphique, exploser ta sérénité, patience, prise de recul etc. Bref, exploser tes propres limites, celles que bien trop souvent tu te fixes toi-même.

C’est donc encore une fois de toi que vient la solution :  balance un coup de savate à l’auto-censure, surtout dans ce monde où le paraître, les ouïe dire, et autres commérages vont bon train. Sache être toi-même et ne faire qu’un avec cette petite voix qui te chuchote des conseils prémonitoires, écoute les murmures des esprits à tes oreilles, de tes anges gardiens ou animaux de pouvoir, bref, sache écouter ton être profond, ton âme intérieure, et dire enfin : “J’m’en fous de ce que pensent les autres ! Je fais ce que je veux, avec mes cheveux. Et le reste. J’écoute mon instinct. MOI… Monsieur !”

Oui ! C’est ça ! Là, cette petite voix, qui te met sur la grande voie, la tienne, la seule qui te mettra ici et maintenant de bonne humeur, qui te donnera de la force, de l’énergie, qui te mettra en joie, dans une telle joie que tu sais déjà que cette année… tu vas tout exploser !! Yooouuuuhou !

De mon coté, je vais continuer de mettre le chamanisme en images, de me mettre au service de la nature, et de continuer à écouter ces petites voix, multiples mais allant dans le même sens : celui de mon ikigai
QUOI ?? T‘as toujours pas fait ton ikigai ?? Sérieux.se ? Alors lis bien ce qui suis…

Bonne lecture
Obö le magicien

— si petite voix trop casse couille, toi suivre ses conseils et elle fermer sa grande petite bouche
-maître Jedi

Manga tips : figurines Body Kun & Chan

Comment apprendre à dessiner l'anatomie humaine ?

En dessin, et en particulier en dessin manga, il existe bien des manières d'apprendre l'anatomie :

  • prendre des cours de nu, ce qui me parait le mieux, par la diversité des poses (imposées), les variations de morphologie des modèles, le fait d'être en live… Mais on n'a pas toujours le "loisir" = le temps ou l'argent d'assister à de tels cours. Certains dessinateurs prennent même des modèles vivants, comme Blutch à un moment donné, sauf erreur de ma part.
  • se mettre soi-même en scène : il est classique, voire obligatoire pour savoir bien dessiner les émotions faciales, de faire des grimaces dans un miroir (toujours disponible sur la table à dessin, ou à défaut l'écran noir du téléphone ou ipad, ou le selfie) = de jouer les acteurs.ices, de mimer les émotions et donc les expressions faciales de nos personnages. Ainsi on ne reste pas cloisonné à des mimiques clichés, et on a un panel de faciès infinis.
    Mais plus encore, on peut mimer également les expressions posturales de nos personnages : nos gestes trahissent nos émotions, et donc inversement, une "simple" posture donnée à un personnage trahit son émotion, ses sentiments conscients ou non. Par exemple deux personnes discutent : il y aura moins de tension si elles ne sont pas face à face et inversement ; si une personne a les bras croisés, elle est fermée, se protège, campe sur ses convictions etc. Voir posturologie et compagnie.
    En pratique (voir aussi le paragraphe "Comment…") : se mettre en scène (en caleçon/culotte afin de laisser toute son anatomie bien visible), jouer son personnage (bien le connaître, ainsi que le contexte global, et le contexte de la scène), prendre une photo avec le retardateur. Ensuite, utiliser l'image comme avec un body kun (voir plus loin).
  • lire des livres dédiés à l'anatomie, aux postures, aux corpulences. Je trouve certains très bons, d'autres me révulsent : trouver ceux qui vous conviennent. Par exemple les Techniques manga de mangatools, les "dessin de manga" d'occasion sur le net, les livres d'Andrew Loomis
  • enfin, et c'est là notre sujet du jour : utiliser des figurines Body kun (homme) et Body chan (femme)

Les figurines manga Body kun de Takarai Rihito et Body chan de Kentaro Yabuki

Les figurines manga Body kun (homme) de Takarai Rihito et Body chan (femme) de Kentaro Yabuki sont les figurines que j'utilise personnellement. Je les trouve mieux proportionnées que les Figma (qui sont aussi plus petites il me semble) ou que les body kun / chan "classiques" : en effet, cette édition spéciale "a été pensée par deux célèbres mangakas japonais, à savoir Takarai Rihito (pour le Body Kun) et Kentarō Yabuki (pour la Body Chan). Pour la petite histoire, Takarai Rihito et Kentarō Yabuki avaient tous les deux l'habitude d'utiliser les figurines Body Kun et Body Chan pour améliorer leurs créations. Néanmoins, la version classique, bien qu'ultra réaliste et flexible, ne les comblait pas totalement. En effet, ces deux célèbres mangakas sont avant tout reconnus pour leur style épuré et élégant. Cette qualité indéniable leur impose d'utiliser des références encore plus harmonieuses et proportionnées que les versions classiques des Body Kun et Body Chan. C'est donc dans ce contexte si particulier que cette édition spéciale a vu le jour. Une version conçue et développée par des professionnels du Manga pour répondre parfaitement au besoin du dessinateur: fournir une référence de qualité pour stimuler et libérer la créativité de ce dernier."

Pourquoi utiliser des figurines body kun & chan pour dessiner du manga ?

Je n’ai plus de scrupules à utiliser des figurines body kun, comme par exemple sur mon manga seinen La Folie des Lucioles dont sont tirées les photos de cet article. Pourquoi ?

  • pour gagner du temps, avec un meilleur résultat dessin/temps : la BD, et le manga en particulier demandent énormément de temps (nombre de pages etc) et les body kun / chan permettent d'en gagner un peu voire beaucoup, tout en ayant en général un très bon résultat ! En effet : voir point suivant.
    Une remarque sur la copie : j'ai longtemps été puriste et évité le copiage, mais à un moment donné, il faut savoir mettre de l'eau dans son vin et gagner du temps, même en copiant des photos, ce que les mangakas font énormément (ne serait-ce que pour les décors). Moebius Giraud et de très nombreux autres maîtres de la BD ont copié, et parfois même au millimètre des photos, intégralement reproduite sur le dessin. Avec leur style c'est vrai, mais copié trait pour trait… il n'y a pas de honte. Seul le résultat compte. Pas de temps à perdre… même s'il est vrai que le style d'un dessinateur est défini par l'ensemble de ses erreurs
  • les body kun / chan sont très bien proportionnées, hormis cette énorme paire de seins de la chan ! Japan mangaka fantasm oblige… J'ai bien pensé à ré-usiner les seins, mais l'intérieur est vide… Les seins, par leur taille XXL cachent souvent d'autres éléments du torse, mains etc et je les aurais préféré naturels (on pourrait alors facilement augmenter ou diminuer leur taille lors de l'étape du dessin), ou mieux, interchangeables !
  • jouer sur les perspectives : rien de plus simple avec ces figurines que de faire un effet fish-eye, une plongée ou contre-plongée, et même, avec les supports (une fixation au dos avec un bras articulé) des pauses dans l'espace, en saut, sans contact au sol. Terminé les prises de tête pour affiner les jambes éloignées du point de vue etc : une photo et c'est fait !
  • on adapte rapidement les morphologies : avec un peu d’habitude, on peut adapter lors du croquis les contours du body chan & kun pour coller à notre personnage : ajouter de l’embonpoint ou amaigrir, modifier la taille globale ou celle des jambes, des seins, de la tête, la largeur d'épaules etc. Soit directement lors du croquis, soit sur Clip Studio Paint avec Sélectionner et déplacer. On peut d'ailleurs déplacer le centre de rotation sur l'articulation pour faire bouger un membre de façon naturelle.
  • travailler ses connaissances en anatomie rapidement : à force de recopier des photos, on capte inconsciemment les articulations, les formes… bref, l'anatomie ! Et en re-dessinant sans les figurines, je me surprends souvent à "voir" la figurine, ses formes, ses articulations etc. On progresse donc en anatomie avec ces figurines !
  • c'est simple : les figurines sont légères et petites. Mesurant moins de 13 cm et en matière plastique, les body kun & chan sont transportables partout... Je me vois déjà au Japon ou ailleurs avec ces figurines dans ma poche ou dans le sac à dos. Une boite en plastique regroupe les mains / jambes interchangeables et les accessoires, et peut être utilisé comme table et support avec le bras articulé.
  • elles sont parfaitement équilibrées = quand on les positionne, si la position est mauvaise, la figurine tombe. La position doit être bonne afin que la figurine tienne debout. C'est très appréciable, car on n'a pas à se casser la tête pour savoir si notre position est naturelle ou pas (calculer/comprendre le centre de gravité etc).
  • on peut avec une lampe adaptée former, comprendre et copier les ombres, que ce soit celles du corps ou les ombres portées au sol

Cela dit, l'utilisation de ces figurines est à discuter si vous n'avez pas un style réaliste, que vos personnages sont tous des enfants ou adolescents, ou que votre style tord et exagère très régulièrement les positions des personnages, avec des lignes de mouvements exagérées, que les body kun / chan ne pourront reproduire.

Comment utiliser des figurines Body kun & chan pour dessiner du manga ou BD ?

La technique ne change pas vraiment de celle de l'auto-portrait photographique :

  • comprendre le contexte global, la personnalité du personnage et son état d'esprit actuel = ses émotions (± le plus important dans les mangas) dans la scène que l'on veux dessiner = trouver une bonne posture, conforme avec le texte de la bulle, même si la posture finale peut à l'inverse influencer le texte initial de la bulle
  • prendre la posture soi-même (cela permet d'en vérifier la véracité) et positionner les figurines dans la même posture. Les body kun & chan sont bien équilibrés : si je tiens une position, ils devraient tenir la même ! Parfois, je maintiens les pieds des figurines au sol tout en modifiant le reste du corps : pratique pour décaler le bassin, une jambe tendue et l'autre pliée, posture d'attente un peu clichée et aguicheuse des femmes.
  • prendre une photo ou utiliser la pose directement :
    • on peut utiliser la figurine telle quelle en la tenant avec les doigts et en la dessinant comme d'après modèle, mais c'est beaucoup plus rapide de la prendre en photo.
    • commencer par dessiner le story-board et la position ou l'angle de vue du personnage. C'est essentiel pour ne pas avoir à multiplier les photos et perdre du temps en recherche, et avoir une photo adaptée à la case.
    • depuis Clip Studio Paint, cliquer sur Fichier › Importer › Paramètres d'appareil photo, et prendre la photo directement avec l'iPad Pro, ce qui permet des effets déformants (fish-eye etc…)
    • placer l'image dans un dossier "RÉF" = référence (ou le nom que vous voulez) dont la transparence est à ± 30%, à placer sous le calque de croquis CR
    • déplacer / redimensionner l'image avec l'outil Opération/Objet (cube avec une flèche) pour qu'il colle à peu près à notre croquis de story-board
  • sur un calque "CR" = croquis, placé au dessus du dossier référence, décalquer les contours. CR est un calque pixellisé dont la couleur de calque est une sorte de bleu inactinique #6AA9BA. Ne pas oublier de dessiner ensuite avec du noir 100% dans ce calque
  • lors du décalque, adapter la morphologie à notre personnage, éventuellement après avoir rendu invisible le calque photo de référence, afin de se détacher de l'image du body kun / chan et de corriger quelques petites erreurs de postures (parfois les épaules mal rentrées, les coudes mal pliés, les mains que l'on ne changent pas tout le temps…)
  • certains mangakas (voir le manben sur Kenzo Hanazawa, mangaka de I am a hero) placent les figurines dans des pièces quadrillées au sol et/ou sur les cotés, rendant encore plus simple la construction du décor alentour. Un papier carré quadrillé est d'ailleurs fourni avec chaque figurine.

TODOLIST : améliorer les body kun & chan

En fait, il n'y a pas grand chose à améliorer sur ces figurines :

  • sur la body chan, une poitrine interchangeable ou au moins de taille moyenne serait un plus
  • créer un body child = un enfant ± un adolescent
  • un système de clips des mains plus performant et solide : en effet, en changeant trop souvent de mains, les poignets souffrent, mais là encore, c'est beaucoup plus solide que ce à quoi je m'attendais, étant donné la taille des pièces (pour la chan notamment). Penser à ébavurer l'intérieur des mains ou boule du poignet si vous avez trop à forcer pour clisser une main
  • des jointures davantage ébavurées,mais on peut le faire soit même
  • un haut de cheville = fin de tibia plus fin sur la chan
  • des jambes qui se lèvent davantage : le slip chan et kun bloque les jambes dans les mouvements vers le haut. J'ai un peu rogné ce slip, mais ça ne suffit pas. On peut l'enlever totalement en coupant une seule jointure à droite ou à gauche, et le remettre à sa guise.
  • des épaules et des coudes qui se tiennent un peu mieux ou qui soient plus naturels dans leur placement, mais c'est sans doute plus une question d'habitude de placement : penser à rentrer les épaules, à utiliser la bonne articulation du coude. D'un autre coté, on peut grâce à ce mouvement rentrer plus ou moins les épaules, les mettre plus ou moins hautes etc. Ce mouvement semble avoir été étudié pour… Donc, peut-être laisser comme c'est finalement ?
  • une large disponibilité à des tarifs abordables (± 60€ pour le couple spécial édition manga) dans tous les shops de manga.

Manga tips : le croquis sous Clip Studio Paint

Sous Clip Studio Paint, j'utilise plusieurs petites astuces pour l'étape du croquis et de l'encrage :

  • passer le calque des contours de cases à une transparence de ± 10%. J'avais en effet tiqué qu'en voyant Naomi Urasawa dans un des excellents documentaires Manben qu'il encaisse d'abord le dessin avant d'encrer (ou de faire encrer par un assistant) le contour des cases. Ainsi, je trouve qu'on est plus libre et concentré dans le dessin.
  • dessiner le croquis avec du bleu inactinique : comme en traditionnel, on peut utiliser du bleu inactinique (› wikipédia)pour dessiner le croquis. Ce n'est pas ici sa capacité à disparaître lors de photocopie (ou scan en birman) qui nous intéresse ici, mais le fait que cette couleur spécifique va moins gêner lors de l'étape d'encrage : on va ainsi pouvoir rester concentré.e et mieux maîtriser l'épaisseur de notre trait. Les dessins ci-dessous ont un croquis avec du #6AA9BA et une transparence de 15%, mais un #ACDDD7 beaucoup plus proche du vrai crayon inactinique permettra de ne pas avoir à mettre de transparence, ou une transparence autour de 50%.  Cela dit, comme nous le verrons dans une prochaine astuce, par dessus une photo, la couleur plus foncée #6AA9BA est plus visible.
  • De plus, à l'étape de l'encrage, passer le calque de croquis à une transparence entre 15 et 50% va davantage isoler l'encrage et l'affiner. Le pourcentage dépendant de la couleur de croquis : plus il est clair, moins on rend le calque transparent.
  • miroiter le dessin pour voir les défauts : dans la fenêtre navigation de Clip Studio Paint, cliquer sur les petites flèches en bas à droite pour faire afficher le dessin après un effet de symétrie verticale. Pourquoi ? On dessine souvent avec quelques défauts, particulièrement les visages de 3/4, les mains et pieds, dû à notre oeil directeur, notre position du corps et port de tête quand on dessine et le a fait d'être droitier ou gaucher. Retourner le dessin ainsi n'est pas destructif, les erreurs nous sautent au yeux. En traditionnel, retoucher en regardant dans un miroir, ou en regardant le dessin par transparence, ou encore mieux : on retourne le dessin sur une table lumineuse, on corrige au dos, on se remet en recto et on gomme légèrement pour voir notre correction par transparence et corriger sur le recto.

La folie des lucioles #01

Une femme noire à la coupe afro, un gringalet peureux, et un obèse au crâne phallique se réveillent dans une forêt tropicale étrange, à moitié nus. Ils ne se connaissent pas et sont totalement amnésiques... Que font-ils ici ? Quel est cet endroit ? Comment en sortir ? Qui sont-ils ? Bien plus qu’une quête d’identité, Lucioles nous propulse dans une recherche initiatique sur la compréhension des relations humaines à travers les temps et les mondes. --- en cours / trilogie manga

Certains propos peuvent paraître gênant, déplacés, mais servent l'histoire. Je ne suis pas mes personnages… et heureusement :)

Le cycle de Gaïa

Le cycle de Gaïa - Shaman - à la base une BD de 16 pages maxi couverture comprise pour un concours mangadraft. › Voir les planches en mode croquis / crayonné posté (à l'arrache) pour le concours.

Une jeune femme doit être initié mais elle part en transe après avoir avalé un champignon hallucinogène. Elle rêve d'un tsunami.

Elle rencontre ensuite un requin baleine et sauve sn petit. Le requin l'avale et lui transmet l'histoire de son peuple requin baleine, tout en lui donnant le message suivant : votre peuple humain doit changer sinon il va périr.

Le conseil de "grands sages", composé uniquement d'hommes vieillissant et présidé par son vieux père, ne l'écoute pas, jusqu'à l'intervention du fantôme de sa mère.

Sous l'égide de Gaïa, elle parle ensuite aux hommes ici présents : le tsunami va ravager l'humanité et laisser place aux femmes et à un nouveau cycle : le cycle de Gaïa.

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