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Ecriture

En voyage, pour le projet sasabudi, les scénarios de BD, ou démêler du mal-être (catharsis), l'écriture, avec les images, sont la base de ma création.

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Débile mental

Autoportrait: cerveau ou coeur ? © Stéphane Bouillet › contact

Ça a commencé avant-hier, en me couchant, comme une révélation, je me suis dis que mes deux personnalités se fightaient et que j'avais du mal à faire un choix (comme d'hab): d'un coté l'artiste (ah ah) et de l'autre le scientifique. D'un coté mon cerveau droit, de l'autre le gauche. Et finalement, d'un coté la personnalité de ma mère, de l'autre celle de mon père. Comme quoi les chats font pas des chiens, et pour le coup, je ne suis ni l'un ni l'autre, tout en étant les 2 en même temps. Les chats et les chiens ne se fightent pas toujours, mais si l'on met un Jagd Terrier avec un chat, je donne pas cher du chat... Après on assume ou pas ses diverses personnalités, mais quand elles sont trop différentes, ça ne se passe pas toujours bien, surtout si l'on passe en mode on/off de l'une à l'autre, il y a de quoi finalement ne pas s'y retrouver, et passer pour un lunatique, ce que je suis devenu en fin de compte... même si en surface ça ne se voit pas toujours. Bien sur je ne parle pas ici de schizophrénie ou de trouble bipolaire, mais de difficultés à assumer ses différents penchants disons.

Cartier Bresson parlait de mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le coeur, et c'est pas toujours facile. Si l'on en croit les conclusions de l'interprétation de l'image ci-dessus (tourne-t-elle dans le sens des aiguilles d'une montre ou l'inverse ?), HCB composait avec son cerveau gauche, puisqu'il visait de l'œil droit, et donc faisait appel à sa logique et son coté analytique. Donc pas étonnant qu'il faisait des compositions au millimètre, même si le simple fait de viser de l'œil droit ne suffit pas bien sûr ! Mais on peut quand même remarquer qu'il y ajoutait "du cœur", ce qui fait plutôt appel au coté intuitif et émotionnel du cerveau droit. Alors bien sûr on peut se dire que c'est tiré par les cheveux, mais ce n'est qu'une interprétation...

Bref, en plus des personnalités +/- héréditaires ou d'éducation (nos parents ne sont-ils pas nos principaux exemples pendant une vingtaine d'années ?), il y a parfois un nouvel acteur qui met son grain de sel: les couilles... Euh, hein ? C'est dit crument ? Bah, ça, c'est la superbe interprétation de Grand Corps Malade. De mon coté, je pense qu'elles ont passé un pacte avec le cœur et qu'elles discutent ensemble en cassant du sucre sur le dos du cerveau, ou des cerveaux même. Mais revenons à nos moutons: il est des personnes qui font battre votre cœur et, gonflé à bloc, il essaie de se faire entendre des cerveaux assez dictatoriaux chez moi je dois dire. Hein ? Quoi ? Mais qui nous parle ? Ça vient d'en bas on dirait... Les 2 connards, haut-placés n'entendent rien et regardent ailleurs, décidant en lieu et place du cœur de ce qu'il convient de faire pour les histoires de cœur, arguant que la raison ne connait point les raisons du cœur. Mais c'est sans compter sur les ressources de ce dernier, qui, encore un fois, s'est senti pousser des ailes et, une fois à la hauteur des 2 cloportes, a fini par avoir raison d'eux, après un body-fight endiablé. Coeur: 1, Cerveaux: 0.

Pire encore, comme dans toutes tyrannies, les cerveaux avaient élaboré une multitudes de règles sans avoir aucunement consultés les autres partis, prétextant des gardes-fous pour ne pas se perdre dans ce monde qu'ils considéraient comme délétère et insécurisé au possible. - Mieux vaut éviter ça, c'est pas bon pour nous, hein ? - et puis ça aussi, puisque, sait-on jamais, ça pourrait ne pas être bon pour les autres, répondit le cerveau gauche. - T'as raison, vaut mieux qu'on choisisse pour eux... - Et puis ça, ça me fait peur, imagine un peu ce qui pourrait éventuellement arriver si jamais ça arrivait !! Alors fermons les yeux là-dessus aussi ! -Oui, et puis moi j'ai honte de ça, autant ne plus le faire. - c'est clair, faudrait pas non plus que le cœur soit content, il pourrait nous faire faire n'importe quoi !

On n'arrête pas le progrès, c'est lui qui nous arrête. De même, après un embrigadement dans les grandes écoles, on finit par ne plus savoir penser qu'avec son cerveau, oubliant ce qu'est en train de gueuler le cœur depuis des jours et des jours... parfois des années. Alors il faut désapprendre, savoir mettre sa tête de coté et écouter ce qu'a à dire le cœur, très proche ami de l'instinct. Conversation véridique: - tu devrais pas passer par là, prévient le cœur - bah pourquoi, t'es débile ? répond le cerveau - je le sens pas - bon on va pas faire demi-tour quand même ? - ben pourquoi pas ? - mais merde ! Qu'est qui pourrait nous arriver ? On va quand même pas avoir un accident ? T'es nul ! - ben... euh... 30 secondes après, je me faisais tamponner les fesses... Quel con. Quels cons en fait ces 2 haut-placés déchus.

J'ai décidé de ne plus penser; c'est comme la clop que j'ai au bec: c'est dangereux et ça tue la vie. Je préfère de loin être un imbécile heureux. Vivre, pêter toutes les barrières des cerveaux tyranniques... Avanti, la révolution est en marche...

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J055 /// Soleil. Amen

Sasabudi /// J055
Presque tous les matins je me dis "Elle est belle ma région ! Y'a du soleil ! Allez, c'est pas cher ! Tout doit disparaitre ! Tout à 1 euros !" Mais tous les matins, je me dis que j'aimerais bien habiter sur Mercure... Imaginez un peu: 169°C de moyenne en surface... On voudrait avoir froid qu'on pourrait même pas ! Ou à la rigueur Vénus j'allais dire, mais â 462°C de moyenne en surface, je crois pas que mes neurones apprécieraient tant que ça. Bref, Pourquoi que je suis pas exposé plein sud, avec des baies vitrées de fous ou même de folles, et qui me chaufferaient dès le petit matin ? Hein ? Pourquoi dans le temps ils ne construisaient pas de manière écologique ? En pensant que dans le futur, on n'allait pas non plus avoir le temps d'aller couper du bois et de se le ramener à dos de bourrin ? Non c'est vrai quoi, entre le taf et les loisirs, ou l'inverse -je-sais-jamais-en-fait- on n'a pas que ça à foutre que de rester à la maison pour faire la popote en la chauffant du même coup ! On préfère acheter sous vide et mettre le vide à la poubelle, qu'on enterrera sous terre plus tard. Bref, des fois, je crois comprendre pourquoi on peut adorer le dieu soleil au point de couper en petits bouts des petits chats ou à la limite des humains prépubères, pour qu'il soit content et nous chauffe les corps... et nous réchauffe les âmes.

J057 /// Encre nous

Sasabudi /// J057 /// Encre nous
Ca n'aura pas échappé à votre oeil vif et luisant, j'ai changé dernièrement l'interligne... enfin, disons que j'ai essayé une interligne de 2 crans au lieu de 3. Bref, avec un peu de chance, cette info aura atteint votre cerveau, et vous l'aurez analysé ou tout du moins digérée et absorbée. Pour qui j'me prends ? Mais pour personne ! Quoi ? Vous ne connaissez pas personne ? Bref, je m'égare de mon sujet du jour: l'encrage. Car, voyez vous, s'il est un sujet délicat et sensible à aborder en ces temps siont dures, c'est bien la question essentielle de l 'encre, et -encre nous- je pourrais bien disposer dans ma sombre grotte, de quelques secrets. Encre à pinceau, encre à plume, blanche, noire, sepia, bistre... Tellement de variations autour d'un seul liquide, que j'en ai les jambes qui flageolent... Mais, à votre grand regret ensanglanté, entre deux larmes, je vous le dis: Non. Je ne vous livrerai pas mes secrets en ce qui concerne ce sujet essentiel. D'une part puisque la moitié d'entre vous s'en fout comme de l'an 40. D'autre part parce que j'ai menti: je n'ai aucun secret sur ce mystérieux hôte. Car je suis encore en train de me faire les dents dessus: je suis encore en mode testeur. Mais nul doute que cette question qui déchaine les foules aura une ou plus exactement des réponses sous peu, une fois que j'aurai en ma possession les tant convoitées encres sépia, bistre, et surtout blanche en fait. De fait, c'est alors que nous pourrons converser tel des gentlemans -ou pas- sur l'encrage de tous les temps... Mais... n'en parlez à personne... J'aimerais què ça reste encre nous...

J058 /// Guedin

La folie est-elle transmissible ? ou seulement miscible ? Si oui, dans quoi ? quand et comment ? Enfin, d'où vient-elle ? Des savants fous, se faisant appeler à notre époque décadente des médecins, ou s'autoproclamant des scientifiques, croient et espèrent nous faire avaler quelques lanternes aux couleurs vrais, en nous disant, les doigts croisés en V: "si si, on a réussi à cataloguer, analyser, décrire, et même parfois traiter la folie. Mais nous serons d'accord vous et moi que ce n'est que pure folie que de croire une telle chose possible, et il est bien sûr que ceux qui devraient être enfermés ne sont pas ceux qu'on croient: les planètes en même temps que les réalités s'inversent, laissant croire à qui veut bien le voir que ce qui est, n'est pas. Et vice et vertu. Le sens de la vis est-il forcément dans le sens des aiguilles d'une montre ? Et de l'autre coté de l'hémisphère, le siphon horaire tourne-t-il dans le sens de la pensée unique ? Ou pas? C'est bel et bien ce qu'il faut se demander, au lieu de gober ces mouches soit-disant savantes comme des paroles qui font BuZ. Les dimensions inexplorées des "normaux", dans lesquelles on peut cependant furtivement passer lors d'usage de stupéfiants, sont le lieu de vie habituel de quelques fous, qui n'en reviennent que sous d'autres stupéfiants, que nos chers laboratoires pharmaceutiques ont le droit de commercialiser, enfermant certaines personnes dans notre monde mode dimension une. La deuxième dimension étant presque la même, avec des éléments invisibles, ou dit "paranormaux" en plus, et qui sont devenus visibles ou que l'on peut ressentir. Magnétisme, esprits, au delà... au delà de toute explication des mouches. Quand bien même une ou deux auraient trouvé une explication, une invasion a lieu, non pas d 'extra-terrestres, mais d 'autres mouches, se ruant dessus comme sur une merde fraichement mais pas franchement vomie d'une dimension supérieure, et adressée à quelques élus qu

J059 /// Schizo

Sasabudi /// Notes /// J059 /// Schizo
Je voulais pas. Je voulais pas parler de ça. J'aurais bien parlé de la schizophrénie en disant qu'on l'est tous un peu, mais je l'ai déjà dit je crois dans une précédente note, comme si on avait tous des personnalités diverses qui nous habitent, et que la sage voie du milieu serait de ne pas en choisir qu'une et dans ce cas de refouler les autres, mais de les laisser s'exprimer toutes un peu, plutôt que la politique des extrêmes, c'est-à-dire du tout ou rien. Bref, je voulais pas. Je voulais pas parler de ça. J'aurais pu parler d'exploration urbaine, la visite de ruine pas si vieille, les ressentis, ces sensations d'abandon et d'être observé ou parfois écouté, le vécu qui se dégage des objets et des lieux de plus en plus vivant au fur et à ·mesure qu'on les visite et qu'on leur laisse un peu de notre énergie, de notre chaleur ou bien, allez savoir, de nos âmes... Bref, je voulais pas parler de ça, et à la fois je viens peut-être d'en parler un peu... Une petite vieille a vu de la lumière chez moi et elle a toqué à la porte. Déjà, faut y arriver, dans cette cour intérieure, et faut vraiment pas avoir vu grand monde pour être désespéré au point de toquer à ma porte. Bref, elle cherchait le local des Psytoyens du coeur, association dont l'objet est "accueil, soutien -blabla- des personnes et familles touchées par les maladies mentales”. Bon alors savoir si cette personne rentrait dans les clous de l'asso. est un autre débat, mais ce qui me fait réagir ici est un de ses commentaires "pour une fois qu'il se passe quelque chose à Oloron..." Et là c'est vrai qu'on se retrouve un peu avec Oloron la schizophrène: d'un coté on pourrais la croire calme et sereine, paisible, et de l'autre coté on doit être dans le livre des reccords du nombre d 'asso. /nombre d'habitants. Alors je sais pas trop si on devrait pas parler de maniaco dépression ou de bipolarité, comme disent certaines mouches: parfois c'est calme plat, comme le gave

J060 /// NOLIMIT

J060 /// NOLIMIT
Ca fait deux jours que je pense à ce J060, puisque c'est un compte rond, je me disais que je pourrais ou même devais faire un truc special. Mais en fait, malgré la rondeur du chiffre, ça ne représente rien en fai t, et c'est plutôt le 21 nov. qui représentera un chiffre rond, à travers les deux mois écoulés à mettre en pratique le sasabudi. Donc à la fois rien de spécialement spécial dans cette note, si ce n'est que j'ai réalisé à nouveau il y a quelques instants que tout est possible et rien impossible. Je me trouvais sur le toit de ma maison tout à l'heure, à essayer de faire du bouche à bouche à un tentacule , quand je me suis dis: "tiens , si on m'avait dit un jour cela, je n'y aurais pas cru..." Non. C'est vrai. Je me suis vraiment dit cela. Alors, vous allez me dire, une tentacule géant qui sort de ma cheminée, c'est déjà pas croyable, mais lui insuffler un soupçon de vie, serait carrément impossible ! Et bien non ! Loupé ! Tout faux : l'impossible est tout à fait possible ! Et en tous les cas, si l'impossible n'était pas possible, c'est aussi que vous y êtes pour quelque chose: c'est pas un peu vous, qui seriez impossible ? Notamment en vous fixant des bornes aux limites de l'impossible ? Voire -même encore plus- du possible ? Essayez voir , avec un coup de pied, de casser ces clôtures qui vous limitent ? Non ? Avec une masse ? Toujours pas ? Et un putain de bulldozer ? Ça suffirait ? Yes ! Ca y est, vous êtes libre et libéré de vous-même ! Ouf... Qui aurait cru cela possible ?... hein ?...

J061 /// DOORS

J'ai maté Les Doors hier, d'Oliver Stone, avec Val Kilmer dans le rôle de Jim Morrison. Je dois bien avouer qu'avant hier, si on me disait Doors, je répondais Portes, mais sans plus, sans forcément faire le lien avec des musiques que je connais forcément comme Riders on the storm etc... Mais là je dois bien avouer que j'ai été scotché par les images du film et par la vie de ce groupe dans les années 60 et 70. Bon dieu ce que j'aurais aimé gouter à cette période délurée, et au sex, drug et rock'n roll, et pourquoi pas assister à un de leurs concerts mythiques... J'y aurais peut-être fait des photos, mais me connaissant, j'aurais sans doute fini raide défoncé dans le plus simple appareil, et pas photographique... J'ai particulièrement aimé l'explication du choix du nom "The doors": référence à un recueil de William Blake "si les portes de la perception étaient nettoyées, toute chose apparaitrait à l'homme telle qu'elle est: infinie". Ces mêmes portes qui vont permettre -ou pas-, suivant qu'on décide de les ouvrir, éventuellement sous effets de drogues (Jim passe son temps défoncé à l'alcool et aux acides), de franchir les limites des bornes de l"impossible dont je parlais hier, ou tout simplement de la perception. Et il est clair que si on se défonce au cannabis ou autres champignons hallucinogènes, c'est pour se donner une autre perception de ce que l'on perçoit, globalement à la fois du monde et de notre propre vie qui se déroule sous nos yeux: a-t-on besoin de la voir en rose ? En rouge ? en jaune ? Allez hop, une pillule jaune, un cacheton rose, et yopla, nous voilà dans un autre univers, celui des possibles impossibles, celui où l'on peut voler loin de ses angoisses de la vie réelle, tout en défiant ironiquement la mort ou en faisant ce que la raison nous interdisait de faire: des actes complètement fous pour le commun des mortels, commun auquel nous appartenions juste avant de gober le truc, juste avant de libérer notre esprit des chaînes de la raison, juste avant de casser certains cadenas... et d'ouvrir enfin certaines portes jusque là défendues. De pénétrer de nouveaux univers et d'y goûter quelque fruit défendu, balayant d'un revers de main le serpent de 10kms de long, et croquant -la vie à pleines dents, une autre vie, où l'on pourrait à la fois voler et se brûler les ailes, à la fois défier les dieux et se prendre leurs châtiments en pleine poire, une vie qui ne serait pas si éloignée de la mort, la rendant justement exaltante et immortelle le temps d'un trip, d'un court voyage astral, à la fois libéré et encombré d'un corps si lourd et si infiniment impotent qu'on voudrait s'en libérer.

J062 /// A poils

Sasabudi /// J062 /// N.21 Nov. /// A POILS
Ca y est. On y est. ça fait deux mois. Deux mois de photos. De notes. Deux mois que ça pousse. Et que ça veut pas s'arrêter de pousser. Les sourcils ne sont toujours pas adultes, la barbe est juvénile, les cheveux sont neufs... comme des nouveaux-nés d'hier, encore gluants et d'un bleu outre mer comme un schtroumpf fraichement écrasé qui reviendrait d'outre tombe. Ils sont raides comme des piquets au garde à vous, attendant bêtement des ordres qu'ils ne jugeront pas insensés, inutiles ou complètement débiles. Alors que les poils de barbe sont vacillants mais pas si lents qu'ils sont finalement les vainqueurs d'une course de long, de tenue dans le temps. On les donnerait vingt coeurs dans 10 mois, mais leur esprit psychédélique les feront onduler encore et encore, et vaciller jusqu'à ce qu'ils chutent, trébuchant et se prenant le bulbe dans une bouteille vide. Quant aux sourcils, ils ont déjà gagné, brillant par leur absence en début d'expérience. Ils savent bien qu'il est inutile de courir et c'est dans la lenteur qu'ils excellent. Les poils du torse sont presque déjà six pieds sous terre et ne sont pas loin d'avoir atteint leur maximum de participation active, avant de se laisser choir d'une faible hauteur. Les derniers ne participent même pas: les poils des oreilles ont déclaré forfait bien avant le début de la course, arguant qu'ils n'arriveraient même pas à faire une longueur, prétexte falacieux dissimulant à peine une angoisse héréditaire et psychotique de se faire couper en deux. Ainsi, ils n'ont jamais grandi, restant analphabêtes et ignorant des hauteurs auxquelles ils pourraient escompter et jouir d'une vue imprenable. Nul doute que dans quelques années, ils se réveilleront de leur torpeur, dépassant alors de plusieurs longueurs tous ceux et celles qui se moquaient jadis de leur petite taille. Ils seront devenus grands, rudes et d'une noirceur reflétant toute la mélancolie maladivement renfermée en eux pendant des an

J063 /// Caramel

Sasabudi /// Notes /// J063 /// Caramel
Encore une question existentielle: la couverture du méga-génial ex-futur, fanzine d'Oloron sera-t-elle en noir et blanc ou couleur ?? En fait je suis tellement fondu d'encrage et de petits traits que la couleur me parait parfois -pour ne pas dire souvent- inutile... Je ne sais plus qui a dit "la couleur, c'est du caramel" -et c'était peut-être bien d'ailleurs à propos de la photographie, mais peu importe en fait. C'est un truc qui peut aussi bien t'exploser à la gueule ou dans la gueule, mais aussi t'écoeurer en fin de parcours et te lasser. Le caramel, c'est presque trop, voire inutile dans certains cas, un peu comme une élection UMP (ah, ça y est, je l' ai casé... ah ah ah... ). Bref, en plus, je ne suis pas dalton hein, mais c'est un peu comme si les couleurs me touchaient assez peu, et que s'arrêter aux couleurs, c'est s'arrêter à la première couche d'un être, la couche superficielle, parfois assez fine, parfois dure comme une carapace de luth. Le noir et blanc arrive parfois directement dans l'âme de l'être, sans s'encombrer du paraitre sucré et collant, mieleux. Cela dit, des cheveux rouges, ça pète quand même... Normal, cette couleur proche du sang (puisque quand je dis rouge, je pense vermillon), nous arrive dans la gueule avec une plus grande vitesse, et se superpose aux autres. Normal alors que ce soit une couleur de prédilection, notamment en graphisme, surtout si celui-ci est appliqué à la pub., mais aussi dans le webdesign des sites internet, utilisé avec parcimonie, parce que sinon, on a l'impression de prendre un bain de sang , et alors l'effet attirant ou pêtant nous fait plutôt gerber... Non. Pas du sang.

J064 /// Ouste !

Sasabudi /// Notes /// J064 /// Ouste !
A moins d'un mois de la fin du monde (eh ouais, faudrait vous grouiller de faire l'amour à trois), j'ai fait comme une arche de Noé, à la différence que j'y ai mis une seule espèce dessus: celle de la monstrueuse famille que j'hébergeais depuis quelques mois; la mère matriarcale, et toute sa ribambelle de petits monstres difformes et informes. Certains penseront que je suis un sans-coeur, ou pire, un coeur de pierre, voire que je suis le pire du pire: cruel. Eh ben merde... Me v'la t'y pas démasqué... Je suis bel et bien un enfoiré de sa race, mais je suis sûr qu'ils vont s'épanouir là-bas, à quelques mètres de chez moi, comme dans une espèce de bouillon de culture, même s'il va y faire plus froid cet hiver, ils sauront bien s'adapter et se laisser pousser quelques extensions calorigènes, ou cramer tout simplement les plus faibles -donc les plus petits- d'entre eux. Ça devrait suffire à passer l'hiver, et puis j'irai sans doute chauffer un peu de temps à autre, un peu comme si je leur apportais des oranges; en échange j'en couperai deux ou trois, ou juste quelques bouts, pour mon utilisation personnelle. En tous les cas, je respire enfin ! Alors n'hésitez pas à faire comme moi: allez hop hop hop, tout le monde dehors !!

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avec Stéphane Bouillet

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