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2010: Consommer - Vivre + (5/7)

Montage d'une yourte

"Je trouve incroyable qu'on puisse dépenser la moitié de son salaire dans un loyer, juste pour avoir un toit au-dessus de la tête". C'est ce que pense Haeli Goertzen dans un article du Sud-Ouest intitulé "Consommer moins pour vivre mieux". Bien bien... Faisons le point: je gagne actuellement environ 750 euros net, j'ai 400 euros de loyer... Cherchons l'erreur, il me reste environ 350 € pour l'eau, l'électricité, l'alimentation, sans parler d'internet nécessaire à mon taf de photographe, qui me rapporte peu ou en fait rien, tant que je suis encore dans l'investissement matériel et logiciel. Mon taf de véto est un temps très partiel, qui m'empêche en plus de chopper d'autres temps partiels, puisque trop rigide dans le choix des journées où je bosse.

En décidant il y a quelques temps de m'installer à Oloron, j'avais fait le choix d'une vie paisible, en concordance avec une certaine décroissance. En faisant le choix de m'installer à Vienne, c'est le choix du développement professionnel, voire une espèce de choix un peu carriériste d'un certain coté. Mais je commence à me demander fortement à quel point un tel choix est en concordance avec mes principes de vie humaine et développement personnel. Certes le dilemme professionnel/personnel ne peut être résolu que par un compromis, que je n'ai pas trouvé à l'heure actuel.

Un héritage dont on se serait bien tous passé m'avait fait me poser plus de questions qu'autres choses, notamment sur la manière de l'utiliser (ou pas), et le choix d'un investissement immobilier avait fini par l'emporter... choix plus que logique quand on est pseudo nomade/squatteur depuis plus de 10 ans. Mais à voir les tarifs autour de Lyon (et même assez loin de Lyon), on peut se demander fortement si ça vaut le coup et qu'à l'heure actuel d'internet, est-il si intéressant d'habiter près d'une grande ville, avec les envolements immobiliers que cela suggère. Pour en revenir à l'article, "Le toit que va construire Olivier ne coûtera pratiquement rien. Pas question, en tout cas, d'emprunter à la banque. « Pour quoi faire ? interroge-t-il. Nous sommes dans une société où tout est là. Il suffit de le chercher. Les fenêtres, je les ai récupérées dans une vieille bâtisse.»" C'est en fait ce que j'ai fait lors de mon installation en appartement à Vienne: bureau fait avec de la récupération déchetterie et palettes, sommier palette, lit 1m40 dans la rue, lit 90cm et table basse palette + déchetterie + rue etc... Je sais, on pourrait m'appeler palette-man. Mais je suis entièrement d'accord avec Olivier Devaux: un prêt à la banque me répugne en tous points, mais ici c'est quasiment obligatoire, prix exorbitants des terrains obligent, sauf si l'on considère que 400 voire 200m2 de terrain suffisent à un épanouissement personnel et... immobilier. Rentrer dans le système consumériste me révulse d'autant, un peu comme quand je dis (rarement puisque cela est contre la pensée unique) que mettre des anti-puce à un chiot de 3 mois qui n'a pas de puce, en préventif, en hiver, est une pure perte d'argent, et sans doute pas très bon pour la santé du chien à long terme, surtout si cela est répété tous les mois, voire toutes les 3 semaines comme la tendance actuelle semble l'imposer... La faute à qui ? À des lobbies pharmaceutiques puissants qui font pression sur les vétos ou les docteurs en général, à coup de remises arrières ou autres voyages (pour des congrès bien sûr) ? Ou alors aux vétos qui pensent plus au business qu'au chien ? Ou alors encore à la nature. Ah oui, c'est elle, la véritable fautive, puisque les puces ont développé des résistances à un produit anti-puce leader sur le marché depuis plus de 10 ans... Sa**peries de puces.

Bref, je n'accepte toujours pas de vivre et même de travailler dans les conditions que nous proposent actuellement cette chère société de consommation occidentale. Je le voit bien autour de moi: tout le monde est sous pression, et semble perdre sa vie à la gagner, alors que des solutions existent bel et bien. Lesquelles ? Hé bien ça commence par la décroissance, qui peut s'appliquer à tant et tant d'aspects de la vie, à commencer par le logement bien sûr, une des premières sources de consommation des... ressources. Vient ensuite l'alimentation, moins mais mieux (en particulier pour la viande), les déplacements, quand cela est possible en vélo, l'énergie, en commençant par un logement bien isolé, exposé sud dans la mesure du possible, et dans une région... chaude, ou en tous les cas pas sibérienne, avec une petite surface, limiter l'électroménager et les mises en veilles d'appareils électroniques etc... Bref la liste n'est bien sûr pas exhaustive, mais cela nécessite toute une remise en question, aussi bien personnelle que professionnelle vous l'aurez compris.

Lire l'article complet sur Gédéol, groupe pour la décroissance

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