Back to top

Charles Burns

Charles Burns est un illustrateur et auteur de bande dessinées américain, né en 1955.

Origines

Il a découvert la BD et l'illustration à travers son père qui s'y intéressait, puis dans des livres de la bibliothèque de ses parents (illustrations), et a été assez marqué par Tintin, rêvant de découvrir d'autres aventures après avoir lu un album. Puis il découvres d'autres magazines comme Monsters, et des comics de super-héros dont Superman, Batman, Spiderman.
Mais il s'en lasse et de passe aux comics underground: Zap comix et découverte de Robert Crumb, Big Ass comics, Despair, puis quelques comics policiers comme Crime does not pay et des comics d'horreur ou de romance, trouvant dans les pages d'Art Spiegelman une influence et une idée de ce que pourraient être ses propres pages.

Productions

Dogboy est un de ses premiers comics, sur un homme qui s'est fait greffer le cœur d'un chien, dont il acquiert les caractéristiques.
Puis il découvre les lutteurs lors d'un voyage au Mexique, lui inspirant le personnage de El Borbah (1982), un détective privé habillé comme un catcheur mexicain, porté sur la clope et l'alcool. C'est son premier livre, copiant dans une sorte d'hommage les pages représentant des cadres sur fond bleu rayé des personnages d'Hergé dans les premières et dernières pages des albums de Tintin.
Son prochain personnage, Big Baby (1986), donne lieu à un livre où là encore, il retranscrit la 4ème de couverture des aventures de Tintin, à sa manière dans Blood club (1991). Les jouets de Big Baby lui donne l'occasion de faire le design de Monster teens, des petits monstres en plastique pour un boite japonaise.
En parallèle, Charles Burns continue son travail d'illustrateur pour des T-shirts, publicités et autres magazines (Heavy Metal...), jaquettes de CD (Iggy Pop... mais refusant les propositions pour des groupes dont il n'aime pas la musique), et quelques couvertures pour Time Magazine, New York Times, New Yorker...
Puis il revient à la bande dessinée avec Contagious, une histoire courte parlant de maladie contagieuse chez les adolescents (prémices à Black hole), avec un homme qui perd sa peau, et une histoire de morts-vivants. Il publie également Fleur de peau en 1992
Black Hole (1994-2004), histoires en noir et blanc multipliant les personnages, raconte la transmission de la crève, une maladie sexuellement transmissible, dans un groupes d'adolescents, entraînant difformités et rejet par une société des années 70, sur fond de relations sexuelles et drogues. Charles Burns publia 12 petits volumes (6 en version française, puis une intégrale), sur 10 ans, demandant donc un travail de notes afin de consolider l'histoire, mais permettant aussi de prendre du recul et de mieux réfléchir sur l'histoire.
Charles Burns a été nommé illustrateur officiel des couvertures du magazine The Believer dès son lancement en 2003.
La série suivante est une trilogie en couleur et commence en 2010 avec Toxic où il continue de voler Tintin dont il se souvient avoir lu des versions françaises sans pouvoir traduire le texte. Traçant un parallèle bien plus tard avec une version chinoise de Tintin de l'étoile mystérieuse, Charles Burns décida de faire une version pirate de Toxic sous le nom de Johnny 23.
Deuxième tome de la trilogie, La ruche est publié en 2012.

Technique et inspiration

Outre l'inspiration de Tintin, Charles Burns s'est aussi inspiré de l'univers de William Burroughs dont il admire le coté visionnaire.
Il utilise une technique de noir et blanc au pinceau comme une ligne claire toxique et avoue être complètement maniaque. Dans Toxic, le dessin est encore épuré et aucun n'est là par hasard ou superflu. Mes livres sont contrôlés de bout en bout, ce n’est pas juste un assemblage improvisé... Malgré qu'il aime l'idée de travailler de manière spontanée, ça n'a jamais marché pour ses dessins.
Toxic innove avec une nouveauté: la couleur que j’utilise ici pour la première fois, devient un outil narratif supplémentaire, et suggère une autre lecture du récit. Si vous regardez bien, même les vignettes remplies d’une couleur unie ont un sens. Il a utilisé un temps de l'aquarelle et de la gouache, ou fait des calques de l'encrage et rajouté la couleur en dessous, mais pour Toxic (et suivant) il a tout colorisé sur ordinateur Mac. Il prend souvent des polaroids et aime les couleurs saturées et plastiques, et ça se sent dans Toxic.

up