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J272 /// INEXISTENCE, MON AMOUR

J272 /// INEXISTENCE, MON AMOUR - page 1
ILLUSTRATION : Ces 4 planches de BD sont directement issues du texte, sans le changer. Le hic, c'est que je fais l'illustration de ce billet avec presque 8 mois de retard... Du coup, ce billet est fortement influencé par les 24hBD d'Angoulême 2014 que je viens de passer, et je m'impose désormais de: 1.développer la BD 2. en mode "petits traits" 3. en dessin spontané (sans croquis) TEXTE : J'aimerais parfois ne pas subir cette vie qu'on m'a si outrageusement imposé. Me fondre dans le néant. Être... inexistant. Dématérialisé. Ne pas être relié à ce corps qui doit sans cesse bouger, faire... exister. Ne plus rien posséder. Pas même un corps. Une conscience, à la limite. Être totalement libre de vaquer. Et pas à des occupations. Ne rien faire. Regarder, à la limite. Sans juger. Le temps est comme moi: inexistant. Et l'espace, idem. Nous n'existons plus ou nous ne faisons qu'un. Fusion totale. Universelle. Mais bon. Ça ne s'est peut-être pas passé comme ça. Même si les parents pouvaient se rendre compte de leur inconscience devant l'acte créatif, et donc, dans un dernier sursaut de conscience, ne créaient pas, je serais peut-être quand même né. Réincarné dans cette chair douloureuse. Sur cette terre dont un dieu hypothétique et imaginé nous vante les mérites. La douceur de vivre. La fraternité dans le processus d'autodestruction programmée. Parfois même la paternité ou maternité du processus de destruction. De l'arme de destruction massive que nous sommes toutes et tous. Dès notre naissance. Nous commençons d'abord par tuer nos parents, avant de nous attaquer à nos frères et sœurs. Sans oublier bien sûr tout ce qui ose nous survivre, et qui pourtant nous rend la vie possible. Probable. Ce qui existera encore après notre inexistence. J'aimerais parfois ne pas exister...
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Same same but… different