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Sans le génie de Steeve Jobs, Apple n'évolue plus

L'achat d'un iPad Pro II il y a moins d'un an (pour coloriser une BD) puis d'un iPhone X (pour l'appareil photo et développer ma communauté) m'ont donné envie de changer mon Macbook alu unibody Late 2008 sous Sierra. J'ai donc voulu le remplacer en testant un Mac Mini 2018 combiné à l'écran de iPad pro, puis un Makbook Pro 2018. Mais le constat est amer : en dix ans, Apple a très peu évolué et n'inove plus.

iPad pro : un bridage organisé

En testant l'iPad pro, je l'ai trouvé génial, au point de me poser la question : l’iPad Pro peut-il remplacer mon Macbook Pro ? La réponse est non : pourquoi ?

  • iOS est le facteur limitant, alors que les éléments de l'iPad pro semblent suffire. Si un de vos logiciels pro fonctionnant sur Mac n’est pas disponible sur iOS, vous êtes bloqué. Ça évolue, puisque Photoshop et Lightroom, concurrencés respectivement sur iOS par Affinity et Darkroom, a fait réagir Adobe avec l'annonce pour 2019 d'un vrai Photoshop pour IOS. Mais “Photoshop Lightroom", ou encore Lightroom cc, est très très éloigné de Lightroom Mac : aucune édition en lots.

  • Savoir si vous pouvez travailler sur l'iPad pro est simple :

    • lister vos logiciels indispensables / professionnels sous Mac

    • vérifiez leur existence dans l’App store ou sur le site éditeur

    • vérifiez régulièrement : Photoshop pour iPad sort en 2019. Suivra sans doute un vrai Lightroom pour iPad Pro, voire un InDesign.

    • vérifiez l’équivalence et les avis sur le logiciel. Par ex., Lightroom est présent mais ce n’est pas Lightroom. Clip Studio Paint est présent et quasiment identique à la version desktop

    • trouver des alternatives aux logiciels absents d’iOS (au moins le temps que les éditeurs se réveillent) : LunaFusion pour le montage vidéo, Textastic à la place de Sublime text / Cyberduck… Si certains logiciels n'ont aucune équivalence satisfaisantes, alors la réponse à la question ci-dessus est non

  • iOS est bridé par Apple, empêchant le stockage externe : même un disque dur branché sur secteur n'est pas reconnu par l’iPad Pro. Sur internet, certains créent des dossiers sur le HDD pour “faire croire que le HDD est une carte d’appareil photo”… Sans déconner ? C'est vraiment sur des produits Apple à plusieurs milliers d'euros et qui se disent “pro” qu'on est obligé de s'abaisser à ça ? Apple veut vendre son iCloud et ses autres produits et bride consciencieusement chaque produit / software. L'iPad pro n'échappe pas à la règle.

Bilan : l'iPad pro seul ne me suffit pas, notamment car j'utilise régulièrement InDesign, et que les soucis de stockage sont là : iCloud compliqué pour les gros fichiers ou si l'on travaille dans des endroits sans 4G / internet.

Mac mini 2018 + iPad pro : ni pro., ni nomade

J'ai acheté le Mac Mini 2018 (refurb : where else ?), pour tester le combo MacMini + iPadPro. Le Mac mini choisi est le basique à 760€ : cœur i3 8Go de RAM, un HDD de 128Go.

  • l'alternative IPad Pro + Mac mini : ​​​LunaDisplay (et Astropad) proposent de faire de l’iPad un second écran, ou une tablette pro reliée dans les deux cas à un ordinateur Mac, permettant d'avoir Mac et ses logiciels pros sur un écran tactile, en plus d'iOS. Le test est concluant, mais perd ne permet pas le contrôle de pression du pencil d'Apple, ni l'utilisation des haut-parleurs de l'iPad pro. C'est appréciable d'utiliser Mac sur iPad pro et de profiter d'iOS en même temps. La solution devrait venir d'Apple : sortir un iOS 13 adapté aux possibilités offertes par l'iPad pro, et d'un autre coté faire évoluer Mac OS avec un centre de contrôle similaire à celui d'iOS. Là encore Apple sépare au lieu de fusionner : le système parfait est une fusion d'iOS et Mac OS, sur du matériel fusionnant iPad pro et Macbook Pro. C'est pour quand ??
  • la connectique du Mac Mini est vraiment un plus, permettant de brancher tout mon matos :
    • en USB-A : un HDD externe et l'iPad pro
    • en USB-C : la souris ball, 1 ou 2 scanners / imprimante, l'iphone et la Lunadisplay, le tout sans hub.
  • taille et le silence : ++
  • mais l'i3 du Mac mini est lent. Par ex. l'enregistrement d'un vulgaire fichier sur Clip Studio Paint a pris 1 min sur iPad pro ≠ 4 min sur Mac mini (et 10 min sur mon macbook Late 2008). WTF ? J'apprends lors de mes recherches que plus un SSD est petit, moins il écrit vite…
  • 8 Go de mémoire vive limite Lightroom, Photoshop, et surtout InDesign, même les logiciels ont tendance à occuper le plus de mémoire vive disponible (Moniteur d'activité ne reflète pas forcément les réels besoins de ces appli.)
  • 128Go est trop court pour la suite Adobe, à moins de n'installer qu'un ou deux logiciels, et a une vitesse d'écriture moindre.
  • l'idée est donc de changer ce Mac mini pour un cœur i7256Go de stockage et upgrader manuellement à 16-32Go de RAM (dispo chez Macway…)
  • mais ce n'est pas un mac mini qu'il me faut : entre la peur de le débrancher par inadvertance et perdre un travail en cours, et le risque de surtension lors d'orage, je comprends qu'un Mac nomade m'est indispensable : débranchable à tout moment, mise en veille en rabattant simplement l'écran, moindre consommation… bref, parfait pour un nomade en camion ou en voyage (mais encore plus parfait, c'est l'iPad pro, voire seulement un iphone ou rien du tout : réussir à travailler, créer des BD sans écran…)
  • le Mac mini est très facilement renvoyé / remboursé. Merci Apple pour sa politique de retour.
  • le test de Mojave m'a donné envie d'installer Mac Mojave sur mon Macbook alu unibody late 2008 (thanks Dude), malgré les contre-indications d'Apple qui fait là clairement de l'obsolescence programmée. Tout fonctionne et les logiciels à jour sont plus fluides, même si ça souffle un peu (le cœur est dépassé). L'envie de changer ce laptop de 10 ans diminue, mais j'ai quand même envie de tester un Macbook Pro 2018…

Quel Makbook Pro choisir pour un professionnel de l'image ?

C'est compliqué de choisir un Mac portable : le Macbook air est devenu aussi cher que le premier Macbook pro, qui lui, a rattrapé le Macbook Air au niveau du poids / taille / finesse. Alors, sur quels éléments baser son choix de Macbook pour un dessinateur BD (Clip Studio Paint), graphiste (InDesign avec des pages BD à 1200 dpi / A4), photographe avec Ligthroom et Photoshop ?

  • pour la vidéo, le Macbook Pro 15" s'impose par sa carte graphique dédiée et les posibilités à 32 Go de RAM. En non portable, c'est iMac (± pro) ou Mac pro : cassez la tirelire…
  • le Macbook 12" est trop petit et limité pour travailler dans de l'image : out.
  • dans les Macbook pro, les 2018 ont des cœurs de 8e génération qui boostent jusqu'à deux fois plus en tâches multi-cœurs que ceux de 7e génération : Macbook pro 2017 et 2016 out.
  • les claviers 2018 sont de 3e génération : les claviers 2016 et 2017 ont des défauts : ils sont plus bruyants et n'aiment pas les miettes de pain qui se coincent en dessous du fameux mécanisme papillon (inventé pour diminuer l'épaisseur des Macbook), entraînant l'inactivité ou la sur-activité de certaines touches (absentes ou tapées en double ou triple : voir l'excellent article de Joanna Stn, et la vidéo associée). Le clavier 2018 a toujours des soucis, et, pour un écrivain comme moi (je tape toujours mes scénarios BD comme des nouvelles ou de courts romans), ça fait bien flipper de se dire qu'une fois sorti de la garantie 1 an ou 3 ans Apple care, on a un clavier non fiable dans le temps. Steeve Jobs doit bien flipper de là où il est.
  • bilan : choisir le 2018 et pas le 2016 - 2017 par rapport aux claviers et puissance du cœur / i5 (16Go) est suffisant par rapport au coûteux et pas justifié i7 (32Go). Problème : le 2018 a une… Touch bar.

Macbook pro 2018 : aucune RÊVEolution en dix ans…

Excité en recevant le Macbook pro 2018 (i5 - 16go - 256Go - Touch bar), j'ai vite déchanté : aucune révolution ne justifie son achat :

  • la différence de taille, poids et surtout finesse est flagrante par rapport au MB 2008, mais ce n'est qu'une simple évolution : les Macbook ont toujours été fins, sobres et légers. Et encore : Apple est être allé trop loin dans la finesse en oubliant la robustesse, comme pour les iPhone qui se pliaient dans la poche de derrière, les MBP 2016à 2018 ont des soucis de dalle et clavier. Tout ça pour ça… De plus, aucun élément n'est modifiable et donc évolutif : mon MBP 2008 est évolutif, avec son HDD data (1,5 To) + SSD système, et sa RAM passée de 2 à 8Go… En soudant les composants, Apple fait de l'obsolescence programmée.
  • le trackpad est plus grand, réactif partout, est multi-touch (gadget sous-utilisé comme le 3D touch de l'iPhone ?) bien pratique pour avoir un coup d'oeil sur un site internet dans les résultats de recherche par ex. mais sans plus et parfois gênant. Mais là encore, ce n'est qu'une évolution : rien n'est nouveau.
  • le clavier semble plus rapide que celui de mon Macbook unibody. Je fais des fautes  par manque d'habitude (d'ailleurs, faire attention de ne pas "défoncer" les touches en tapant trop fort) mais passer d'une touche à une autre est plus rapide… et bruyant : écrire sur le vieux Macbook est plus soft pour les doigts et plus silencieux.
  • écran : en mode sombre Mojave (de jour comme de nuit), il a moins de reflets et c'est appréciable :) RÊVEvolution.
  • le Macbook pro s'allume tout seul quand on l'ouvre… Bof : je préfère choisir ou non de l'allumer.$
  • touch bar : dommage que la seule réelle nouveauté… n'en soit pas une, voir ci-dessous…

Touch Bar : un gadget gênant

Les MBP 2018 sont obligatoirement équipés de la "Touch Bar".

  • ce n'est pas une révolution : la Touch bar propose des touches, comme avant, mais évolutives, en déplaçant des fonctionnalités disponibles auparavant à l'écran, vers ce mini-écran dont la définition laisse à désirer : l'œil et le doigt doivent alors faire des allers-retours entre l'écran du haut, les touches et cette Touch bar. En plus d'être inutile (pas de nouvelles fonctionnalités), c'est très gênant, en perte de temps, de concentration, d'habitudes…
  • une luminosité trop forte —qui plus est non réglable— qui accapare les yeux : la luminosité de la Touch bar est plus forte que celle de l'écran ou des touches.
  • un clignotement gênant : quand j'écris, les mots de vocabulaires affichés par la Touch bar changent et me déconcentrent encore plus. Autrement dit, comment perdre l'instant créatif du présent et s'arrêter toutes les 2 secondes sur l'orthographe. Cette Touch bar est indigne d'Apple : un gadget inutile, coûteux, déconcentrant et mal réalisé.
  • des réglages basiques compliqués : régler le son ou la luminosité est plus long que sans Touch bar : il faut trouver le bouton, taper puis glisser, ce qui n'est ni instantané, ni rapide à ré-afficher les anciens boutons. Bien sûr, je peux faire afficher les même boutons que les MBP sans Touch bar : à quoi bon payer une Touch bar gênante ?
  • les raccourcis inutiles de la Touch bar, on les trouvent en général… à l'écran, ou en raccourcis claviers. Croire que l'on va gagner du temps à les avoir directement sur une Touch bar est totalement débile : les ingénieurs ont-ils réfléchi ? Testé ? Trop fumé ?  Cette Touch bar fait perdre du temps-concentration-argent…

Cette Touch bar est LE point négatif du Macbook pro 2018. Si vous n'avez pas de logiciels gourmands, le Macbook air est une bonne option : il a la Touch ID, est paramétrable à 16Go, mais a le clavier non fiable…

Mac Mojave : un simple maquillage

Sur Mac Mini et Macbook Pro 2018, j'ai pu tester Mac Mojave. Quelles évolutions ? S'agit-il d'une RÊVolution ?

  • premier problème : l'assistant de migration est incomplet, oubliant les obligations suivantes :
    • branchement sur secteur
    • désactivation de l'économie d'énergie des deux ordinateurs (sinon bug / freeze)
    • pas de barre d'activité ou de mode ligne de commande détaillant les opérations en cours : on ne sait même pas si ça tourne ou si ça bugue à cause de la veille ou d'une limitation de la connexion…
  • le mode sombre de Mojave est pas mal du tout, pour le soir / condition de lumière faible. Il lui manquerait de switcher automatiquement entre les 2 modes suivant l'heure ou, au choix, suivant la lumière ambiante, ou d'avoir un icone dans la barre du menu pour switcher en un clic.
  • Mojave a beau être soit-disant “le système le plus évolué jamais sorti par Apple” (avec un Pages grand public…), il a encore un dashboard des années 80. C'est tellement flagrant qu'il est désactivé d'office. Alors qu'IOS a un dashboard/centre de contrôle évolués, avec minuteur, chronomètre, économie d'énergie, gestion du wifi, mode avion, données mobiles et partage de données, Airdrop, recopie / enregistrement de l'écran, alarme… Mac Mojave, aussi évolué soit-il n'a inventé que… le dark mode ?
  • Quelles nouveautés pour Mojave ? Piles est la procrastination du rangement. Le Finder montre les informations qu'il cachait avant. Coup d'œil a fusionné avec Aperçu. Capture d'écran est améliorée et grand public, et permet l'enregistrement vidéo (enfin). Continuité est compliqué et dépend trop des connexions Wifi. Facetime, Bourse, Maison, je dois avouer ne pas m'en servir. Dictaphone : enfin disponible, et Continuité est ici intéressant… enfin quand ça veut bien fonctionner (j'ai été obligé de désactiver / réactiver le partage dictaphone sur iPhone pour que Mac comprenne et se mette à jour). Safari rattrape son retard dans l'affichage des icônes des onglets.
  • au final, Photos sur le MBP 2018 n'a jamais réussi à mettre à jour les images de l'iCloud, restant bloqué indéfiniment sur un message "Mise à jour en cours…" : désemparé après plusieurs heures de recherche sur le net pour comprendre ce message, j'ai dû définitivement fermer ce Macbook Pro 2018 : direction refurb. Il se trouve que l'utilisation de la connexion wifi de mon iPhone 4G comme Wifi empêchait la mise à jour… Hein ? vraiment ?? Photos, comme Apple, ne voudrait-il pas reconnaître et afficher ses erreurs ? Bref, le Handoff / Continuité n'est pas au point. J'aurais sans doute dû passer par Airdrop.

Bilan amer donc : Mac Mojave n'est pas une révolution, Apple préférant flatter une clientèle grand public friquée en inventant un mode sombre chic, plutôt que d'améliorer la synchronisation iCloud, le dashboard dépassé, la rapidité logiciel sans la déléguer aux upgrades matériel, le support des vieux laptops, etc…

Si Steeve Jobs était là ou l'ÉCO-REVE-olution chez Apple

Les Macbook ont-ils un futur ? Si ce n'est la casse, car entre l'écran fragilisé, le clavier papillon non fiable, et l'ipad pro qui les menace, on peut en douter. Steeve Jobs persisterait-il dans cette voie sans issue, cette voie uniquement commerciale et sans rêve ?

 Sans Steeve Jobs, Apple est-il encore capable de nous faire rêver ?

  • Apple doit réparer ses erreurs :
    • PAS de touch bar : arrêter en même temps avec les fausses bonnes idées à l'avenir. Pensez Apple, pas Windows (encore que avec leur surface book…)
    • arrêter l'obsession "finesse" et donc arrêter les écrans / claviers papillons fragiles (les écrans des Macbook Pro 2016 et/ou 2017 sont fragiles au niveau de la charnière et présentent des défauts de luminosité au bout d'un moment sur le bas de l'écran) ; donc TODOLIST = un clavier fiable dans le temps (mon Macbook a 10 ans cette année : 0 souci de clavier)
    • Mac : un assistant migration digne de ce nom et qui ne va pas freezer à cause d'une… simple veille ou d'un souci de connexion…
    • gestion du stockage externe par IOS sur iPad Pro
    • plus de connectique sur IPad pro 
  • Apple doit rattraper son retard :
    • un ordinateur-tablette. Apple continue de cloisonner ses produits : le Mac mini est limité par sa carte graphique non paramétrable (pour ne pas concurrencer l'iMac / Mac pro), L'iPad pro n'a pas de connectique (pour ne pas concurrencer les Macbook), et les Macbook n'ont pas d'écrans tactiles (pour ne pas concurrencer l'iPad)… Microsoft et d'autres ont pris de l'avance sur le marché des combinés ordinateur-tablette. Apple est à la traîne. Jusque quand ?
    • Face ID : super pratique, technologie maîtrisée sur iOS… mais pas sur Mac.
    • un écran étendu au maximum : des bords noirs faisant le tour de l'écran aussi fins que ceux du Huawei
    • un dashboard actualisé et introduisant davantage du centre de contrôle d'iOS
    • des upgrades à des tarifs abordables
  •  Mais le génie de Steeve Jobs manque cruellement pour apporter une ÉCO-REVE-olution :
    • créer un matériel évolutif  composé d'éléments facilement séparables / remplaçables / compatibles : mémoire vive, stockage, écran, clavier, batterie, carte graphique. Une révolution vraiment écologiste.
    • un système OS perenne = qui fonctionne décemment sur les vieux modèles, = sans obsolescence programmée. Les patch existent. Apple doit les intégrer à Mac OS. Encore une fois, ce serait un comportement écologiste.
    • une batterie / OS révolutionnaire… La batterie prend la majorité de la place / poids et contraint la portabilité et l'espérance de vie des ordinateurs portables. Après tout, les dernières bonnes idées d'Apple sont des éléments augmentant la liberté / portabilité : les Earpods (mais sont-ils clean aux niveau des ondes émises ?) et 'iPad Pro 13". Faudrait-il un écran solaire arrière et sur le clavier ? Inventer une micro-pile ? Les deux ? Ou bien simplement ou en plus, qu'Apple utilise la meilleure énergie possible : celle qu'on utilise pas, autrement dit réduire drastiquement les besoins en énergie à la fois de l'OS ET du matériel, notamment de l'écran et du son, en gros, de la vidéo et des jeux qu'Apple se met à vendre. La Touch bar va à l'encontre de l'écologie. Les earpods, ça dépend des ondes mais le mieux, c'est de s'en passer (à cause des ondes : son en direct ou sur un pod).

Bilan : toujours plus ou le contentement du décroissant ?

L'heure du bilan a sonné et je dois bien avouer que je dois calmer mes esprits : le Macbook pro 2018 est dans l'absolu un bon ordinateur portable (mais j'imagine que celles et ceux qui se sont arrachés les cheveux après plusieurs remplacements d'un clavier qui tap sans ls lttrs eee ou bieeen lees tapeent deeux ou trois fois trop…). Et quand même, la Touch ID est super pratique (vivement la Face ID), l’écran est moins sensible au reflets, et l'objet est beau, léger, même si en le remettant dans son colis, j'ai encore pesté contre cette manie de s'allumer tout seul à peine ouvert ou à peine une touche effleurée.
Bref, Apple est cher, certes, mais a un système OS gratuit que je trouve bien supérieur à Windows.

Cela dit, j'ai été vraiment déçu du peu d'évolution réalisé en dix ans. Dix ans, c'est long. Dix ans pendant lesquels Apple a uniquement réalisé des évolutions matériel (meilleur cœur, mémoire etc.), mais aucune révolution concernant les idées (non, "on pourrait faire un mode sombre" n'est pas une révolution, surtout quand Windows et Adobe l'ont déjà fait). Mais peut-être que, comme pour les logiciels Adobe, il est difficile, après être arrivé à une certaine technicité, de faire davantage de progrès. C'est justement là que le bas blesse : je ne veux pas forcément de progrès techniques, mais des progrès dans la relation avec les produits, dans la pensée même des produits… Ce dont seul semble capable le vrai génie. Apple ayant perdu ce génie, n'est-il plus qu'une coquille vide commerciale ?? J'aimerais vraiment me tromper. Yep. Vraiment.

Bref, tout ces tests décevants auront quand même été instructifs :

  • la plus grande avancée en dix ans serait pour moi l'iPad pro (hormis le Mac pro réellement repensé pour le coup) mais qui n'est pas fini car pas professionnel : sorti trop vite avec un premier pencil honteux au niveau connectique et recharge, ne supportant ni Mac et ses logiciels, ni les stockages externes, et encore moins le combo ordinateur-tablette.
  • savoir se contenter de ce que l'on a : revenir à mon vieux Macbook Late 2008 + Mojave est suffisant, même s'il souffle souvent. Apple crée le besoin, avec son marketing, en nous faisant croire qu'il vend des produits révolutionnaires. Mais l'époque Steeve Jobs est passée, et avec lui les vraies révolutions…
  • savoir se passer des écrans : je dois sans doute être, comme beaucoup, accro à internet et aux écrans. Ne vaudrait-il pas mieux être accro à la vraie vie, physique, ici et maintenant ? Je n'aurais alors sans doute pas testé le Mac mini, ni le Macbook pro 2018, et donc pas écrit ce post de blog. Et ça n'aurait été pas plus mal.
  • suivre sa propre voie du milieu : aller vers les extrêmes (le tout ou rien), c'est facile. Utiliser les écrans / internet en se limitant est difficile. Le problème ? Les écrans et internet agissent comme des drogues. Et plus nous commençons à un jeune âge, plus la dépendance est forte. Les futures générations, nées au milieu d'écrans et de haut débit sont déjà dépendantes avant l'âge de 10 ans. Aurons-nous le recul nécessaire pour amorcer une limitation des écrans et d'internet ? Surtout chez les jeunes ? Devrait-on inventer la journée sans écran ? Sans internet ? Afin de se ré-ancrer dans la vraie vie, comme dans Ready Player One ?

Bref, je vais renvoyer ce MBP 2018, et attendre qu'Apple sorte —enfin— un combiné Macbook + iPad pro (ou me le fabriquer grâce à LunaDisplay), ou rêver qu'iOS 13 + l'iPad pro IV satisfassent mes envies de nomadisme et liberté en ne gardant que l'iPad pro ?
Je peux aussi éliminer les écrans de ma vie : revenir au papier et à la machine à écrire sans Cmd+Z. Très éloigné de la voie du milieu, mais certainement tellement mieux pour le développement personnel et même sociétal. Pour la nature. Pour la santé. Pour la vie.

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avec Stéphane Bouillet

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