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J172 /// Tout n'est rien

Il fut un temps où j'aurais parlé en ces sombres anniversaires, de Fukushima ou du Tibet, mais je me suis éloigné du journalisme en même temps que de la photo, et du même coup des médias, que je trouve maintenant presque malsains, hormis ceux développant la culture générale. Et ça fait du bien. Pas seulement comme une envie que l'on vient de soulager. Mais comme un véritable besoin. À la fois de s'éloigner de ces informations abrutissantes et permanentes, et le besoin de se recentrer sur soi, sur son propre mental sans corruption extérieure, et sur son corps en éliminant les corruptions intérieurs. Car en fait chacun de nous est le centre de l'univers multicentrique. Et nous pouvons. Nous pouvons tout. Indépendamment de ce que nous bassinent les autres, l'entourage, les médias, la famille etc. Nous pouvons aller puiser dans les profondeurs de nos âmes les forces abyssales suffisantes à la gestion de notre quotidien. Aujourd'hui. Car demain est un autre jour et il nous faudra peut-être replonger dans notre conscience. Pour gérer le quotidien. Le réel. Le décortiquer anatomiquement afin de mettre en lumière sa vraie nature et les interconnexions qu'il a tissé avec nous. Comprendre que sans humain, tout n'est rien. Tout ce qui nous entoure et portant une empreinte humaine, est naturellement un déchet dans l'absolu. Ma voiture, mon ordinateur, mon vélo, ma maison etc., sans le regard d'humain et donc la fonctionnalité humaine que JE lui donne, toute création humaine est artificiellement vaine et dépourvue de sens, pour les millions d'espèces qui nous entourent, dont une partie succombera d'ailleurs à nos créations, trouvant en ce sens, la mort. Je rêve parfois de notre propre mort, d'un monde sans humain, où nous ne serions plus rien et rejoindrions le grand tout, laissant à mère Nature le temps de digérer notre course éffrénée à la recherche décadente d'un sens perdu.

Same same but… different

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