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J271 /// La monstrueuse e-distraction

Je suis souvent distrait. Comme vous. Hein ? Quoi ? Ah! Vous n'êtes pas distrait ? Mais si, cherchez bien! Allez, un petit effort quoi ! Allez, bordel Bon. OK. La manière forte ne fonctionnant pas, on va essayer autre chose... Je ne disais pas non plus que vous étiez "spécialement" distrait(e), mais juste distrait, comme tout le monde quoi. Aaaah, ça passe mieux ainsi ? Non, disons que ce que je veux dire par là, c'est qu'on a vite fait de s'éloigner par exemple de ce que l'on était précisément en train de faire, et qu'en général faut rendre pour le jour même ou pour le lendemain. MAIS. Parce qu'il y a un mais, ben oui, évidemment, sinon je serais pas en train de faire ce billet avec quasiment un mois de retard... Donc, le mais, c'est qu'il y a toujours un imprévu... qu'on s'y attendait pas... C'est comme qu'est-ce que je vous le dis ! Inattendu ! L'imprévu ! Eh ouais: notre ordi rotte un bip ou vomit un chtouing ! et on se rue sur nos mails ou sur notre smartphone. Ils auraient pu appeler ça smerdephone d'ailleurs. Enfin bon. Bref, nous voilà déjà perdu sur le lien envoyé par la newsletter dont on n'a plus rien à foutre mais qu'on lit quand même au cas où on perdrait un truc inutilement chronophage. Le début du monstre procrastinien est là: ne pas oser se désabonner aux newsletter, ne pas éteindre sa messagerie, que dis-je, son robot messager, ne pas éteindre son robot multifonction j-ouvre-même-les-bouteilles-de-vin-merdphone. Autrement dit nous sommes devenus les esclaves de robots, parfois eux-mêmes manipulés par d'autres robots ou d'infâmes humains dont une réplique favorite serait "je suis la maître du monde ! ". Heureusement, comme toujours, il existe un remède à cette distraction: la discipline. Non pas une discipline bête et méchante comme on pourrait trouver dans l'armée ou d'autres organismes

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