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L’échappée belle

“Purée, j’ai pas le cul sorti des ronces…” C’est ce que je me disais en commençant à crayonner les 24 pages de Yōkais (p16). Et puis j’me suis sorti deux doigts du cul, et  j’ai réussi à expulser ce Beta #4 !
Aussi gros et visqueux qu’un veau culard accouché sans césarienne, avec ses 60 pages, il aura eu du mal à sortir !

Et c’est justement de ça qu’il s’agit: sortir… On rêve tou.te.s secrètement et parfois inconsciemment d’une porte de sortie ; sortir la tête d’un aquarium trop petit et nager librement en pleine eau ; sortir d’un hiver rigoureux et courir nu.e sur des plages exotiques désertes ; sortir du taf sans se burner l’hypophyse ; sortir d’une forêt inextricable remplie de chasseurs de têtes et renaître sous une nouvelle entité (Born-neo) ; sortir de l’ombreux anonymat ; sortir d’une maison close et des jougs d’une pluie torrentielle pour se glisser dans un bain chaud (Yōkais) ; se sortir les doigts du cul* ; se sortir les vers du nez et les coucher sensuellement sur le papier ; sortir de notre état de zombie malheureux.se et avaler goulûment du bonheur à la petite cuillère (Révélation) ; sortir de l’œuf et partir à l’aventure d’un monde nouveau ; sortir d’une supercherie de plus de trois mille ans et embrasser LA vérité (prophet.e) ; sortir sa langue au chat.te et goûter aux réponses universelles du grand tout…

Sortir de son quotidien banalement morose, tel un petit oiseau, et plonger la tête dans un imaginaire  aux multiples entrées, c’est bien ça que te propose une fois de plus l’inimitable fanzine Beta !

*à ce propos, le secret de l’action, c’est de s’y mettre ! (en plus de l’histoire des doigts)

bisou ma petite ourse
ta dévouée porte de sortie

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Same same but… different