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No Mad

Je me retrouve donc dans la gare de Kolkata. Tout comme la ville elle-même, j'aime bien sa gare: spacieuse, moderne, avec les numéros des wagons inscrit électroniquement le long de la voie, ce qui fait qu'on n'a pas à courir avant le départ du train... Ca sent donc le voyage dans le voyage, et un peu le nomadisme... J'aime bien ces lieux qui annoncent du changement: gros changements pour les aéroports, petits pour les gares. J'ai juste un peu trop d'affaires pour être un vrai nomade comme l'étaient jadis certains moines bouddhistes. J'en croise justement 3 en débarquant à Varanasi: un sac de tissu en bandouillère, parfois assorti d'une écuelle pour faire l'aumône. Ceux-la doivent être thaïlandais, vu les couleurs unies qu'ils portent. Le plus strict et simple appareil, un peu comme ce saddhu qui est sorti avant moi du train. Détachement. Vie d'ascèse.

J'y repense en voyant dans mes mails une annonce pour une airstream sur Lyon... Ah vraiment, je crois qu'au fond de moi, j'ai toujours été nomade, et pas assez fou (ah ah) pour basculer totalement dans la société qu'on nous offre en occident. Avant, ça me convenait parfaitement... ou presque. Car il faut bien avouer que c'est renoncer à certains aspects de la vie: vie sentimentale et a fortiori de famille, loisirs hebdomadaires, comme les clubs (VTT, yoga...), accumulation matérielle, mais là, ça parait vraiment être un point positif, de mon point de vue en tous les cas. C'est pour cela qu'avant la bulle, il n'est vraiment pas impossible que je craque pour la vie de nomade, ou plus simplement que je continue ma vie de nomade, et que je l'officialise en quelque sorte par l'achat d'un chez-moi (enfin !!) sous la forme d'une airstream...

Alors bien sur, ça fait plusieurs mois que je me creuse littéralement la tête pour répondre à la question Plan logement = plan A (Airstream) ou plan B (Bulle). Mais curieusement ce matin, je suis plus serein en m'imaginant en caravane. Je construirai certainement une bulle aux tendances ecolo. plus tard... Alors bien sur, c'est investir beaucoup d'argent, dans du matériel, et ça m'a fait reculer plus d'une fois, d'autant qu'il faut passer le permis E et trouver une tracteuse, car 2 tonnes, c'est quand même un peu lourd à tirer. Mais bon, ce coup-ci, je me sens près à franchir le cap, envisageant même de refaire veto de temps en temps, comme boulot alimentaire (il y a pire), histoire de payer des reportages photos intéressants et pas finir dans du people de merde. Cela dit, il n'y a que les abrutis qui ne changent pas d'avis...

Same same but… different

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