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Vidé de mon énergie

INjection de G-norphine en pleine rue › Voir la série (G)Norphine

Comme convenu, je retrouve Burton pour prendre des photos de leurs shoots, et continuer à creuser la question du pourquoi et du comment. Après avoir vendu quelques cartons et plastiques, les 30 roupies partent directement dans la came, achetée au marché noir.

C'est pas aussi facile que ça de voir 4 ou 5 gars prendre leurs fixs, surtout qu'ils ne trouvent pas toujours le bon endroit. Burton se fait son shoot sans compression, directement à l'intérieur du bras, sous l'aisselle, et ça fait assez mal... de le voir. Les autres essaient le pied, le pouce... Les seringues sont parfois réutilisées pour la même personne, et donc lavées à l'eau. Quand on connaît les diarrhées que cette même eau peut donner, on ne s'étonne plus des abcès.

Ensuite, je suis Burton qui me montre les ONG leur fournissant les seringues, le centre de Mère Theresa etc... Mais après quelques heures, je me sens vraiment fatigué, comme vidé de mon énergie. Je ne l'écoute plus qu'à moitié, et lui fait comprendre que je dois à présent me retrouver seul, qu'on discutera de la suite demain.

Je cherche à manger un truc, mais c'est pas de cette alimentation dont j'ai besoin. Je finirai donc au milieu de l'immense parc vers le Queen Memorial, à faire une séance rapide de yoga, à reprendre un peu de prana

Je me rappelle encore un chien kaki me répétant "problem ?" en désignant Burton, comme si le fait d'être habillé comme tous les sdf voulait forcement dire qu'il était mauvais... Et il insistait ce con. Nous étions tous les deux dégoutés par ce comportement sectaire, et malheureusement sans doute assez caractéristique de la police indienne, par ailleurs souvent charmante avec les touristes-comme-il-faut.

 

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Same same but… different

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