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Walden ou la vie dans les bois

Walden ou la vie dans les bois de Henry David Thoreau relate l'expérience d'un américain qui a passée dans une cabane pendant deux ans, deux mois et deux jours (dès mars 1845), dans la forêt jouxtant l'étang de Walden, non loin de ses amis et de sa famille qui résidaient à Concord, dans le Massachusetts.

Walden est à la fois un éveil à une conscience écologique, mais surtout un refus de la perversité de la société déjà à cette époque. Thoreau y parle bien sûr de la construction de sa "cabane", des saisons qui passent, notamment de l'hiver et de ses conséquences sur l'étang, mais aussi de cette ère industrielle, du train (et pas forcément en bien), du travail minimum de la terre ou du travail débilitant des agriculteurs intégrés ou sucés par la société (la ferme Baker).

Personnellement, j'ai bien aimé sa vision écologique et le refus d'une certaine société d'asservissement, mais certains passages sont quand même très longs et très lents, dans une description plus ou moins scientifiques ou du moins aux détails et bavardages lassants (le printemps). Cela dit, c'est une expérience vue de l'intérieure, à la manière de Into the wild, nous détachant à la fois de nos vie de consommateurs (ou consommaCteurs pour certains) et nous plongeant dans la vie du milieu de XIXème siècle. De quoi en ressortir... changé(e) ou enfoncer quelques clous, et c'est bien le but !

Pitch

Walden ou la vie dans les bois (1854) est devenu le classique par excellence de la littérature sur la nature, bien au-delà du cercle écologiste. Ce chef-d'oeuvre au caractère initiatique a influencé des générations successives d'écrivains, depuis Proust ou Romain Rolland jusqu'à Jim Harrison qui déclarait que cet ouvrage avait sauvé sa vie. Walden est le récit du séjour de Thoreau dans une cabane au bord d'un étange du Massachusetts. Il s'agit d'une réflexion profonde sur le lien qui unit l'homme à la nature. Ces pages sont une exhortation à la simplification de la vie au contact des éléments : " En proportion de la manière dont on simplifiera sa vie, les lois de l'univers paraîtront moins complexes, et la solitude ne sera pas solitude, ni la pauvreté, pauvreté, ni la faiblesse, faiblesse. " L'hymne à la nature est une oeuvre de sagesse qui se range parmi les classiques de la spiritualité universelle. Cette édition de poche reprend la traduction de Louis Fabulet (éditée chez Gallimard, coll. " L'imaginaire " et désormais dans le domaine public).

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