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Écrire aide à trouver le bonheur

Écrire fait un bien fou comme je le disais sur mon précédent billet de blog Nomadisme en airstream ?, et c'est vrai ! Pourquoi ? Comment ?

Le journal intime d'adolescent.e

Quand on est adolescent, on se voit parfois offrir un journal intime, où l'on met tous nos secrets, que les parents rêveront ou pas de lire un jour. Anne Franck, jeune fille juive allemande exilée aux Pays-Bas, en a écrit un lorsqu'elle se cachait à Amsterdam, pendant deux ans, avec sa famille et quatre amis, au cours de l'occupation des Pays-Bas par l'Allemagne nazie. Mais bon en général les journaux intimes sont bien plus superficiels… quoique ?

De l'introspection quotidienne à l'auto-psychanalyse

En effet, quand on couche ses journées sur son journal intime, on a beau être adolescent ou adulte (qui, rappelons, ne sont que de grands enfants), on parle quand même d'émotions intimes, de ressentis face à la vie, aux situations du quotidien, aux changements de la puberté, des envies sexuelles ou pas etc. Et on plonge donc dans notre quotidien… intérieur ! Un peu comme une auto-psychanalyse ! Alors certes, cette analyse de nous-même et de nos comportements peut être superficielle au début mais si l'on continue, on va finir par vraiment comprendre comment on marche, et comment marche également nos semblables.

On arrive petit à petite à prendre du recul sur notre vie, nos agissements, et surtout, on se décharge de nos peurs, de nos angoisses et de tout ce qui ne va pas et ne tourne pas rond dans notre petit monde…

Écrire déstresse

Certain.es écrivent tous les jours, d'autres écrivent seulement quand ça ne va pas, quand on bloque sur les épreuves de la vie. Souvent on ne comprends même pas le problème, pourquoi on est dans le creux de la vague, et pourquoi la moindre petite épreuve devient un tsunami ; mais bon là c'est quand on est déjà bien bas, et c'est le signe qu'il nous faut : écrire ! Écrire pour aller mieux ! Pour déstresser !

Comment ça marche ? Noircir le papier pour s'éclaircir l'âme

C'est un peu comme ça que ça marche ! On prend du recul sur soi-même et sa situation personnelle en écrivant, on se décharge des mauvaises vibrations, des ressentis, et de notre colère (même si on peut écrire que tout va bien, mais selon moi, l'utilité d'un blog et de l'écriture en général, et le sujet de ce billet de blog, ne sont pas là).

Une fois libéré.e de cette colère, on a exprimé sans s'en rendre compte le ou les problème(s) du jour : on a donc mis le doigt là où ça fait mal. Il faut ensuite savoir développer le problème en tirant sur le fil de la compréhension pour dérouler le souci comme une pelote de laine. Prenons-le comme un jeu, et en jeune chaton que nous sommes devenu.e, déroulons le fil des causes et effets en nous posant la question…

Pourquoi ? La question sans fin…

Et cette question, il faut se la poser jusqu'à ce qu'on arrive à une conclusion sans autres pourquoi ; on est arrivé au bout du fil… Autrement dit, on se demande : quelle peut être la(es) cause(s) de ceci ?

Par exemple imaginé : je suis énervé.e… Pourquoi ? Parce que je n'arrive pas à écrire ce billet de blog…  Pourquoi ? Parce que je ne me suis pas assez documenté… Pourquoi ? Parce que je suis flemmard ou que je n'ai pas le temps…  Pourquoi ? Parce que j'ai plein de trucs à faire…  Pourquoi ? Parce que je me suis fixé des objectifs inatteignables…  Pourquoi ? Parce que j'ai peur de mourir sans avoir rien laissé derrière moi… Pourquoi ? Parce que j'ai un ego surdimensionné qui me fait croire que je suis meilleur.e et que ce que j'ai à offrir au monde vaut plus que ce que les autres ont à offrir… Pourquoi ? Parce que c'est la propre de l'humain ? Parce que je ne travaille plus assez mon développement personnel ? etc.

On semble donc arrivé au bout du fil, et surtout, on a trouvé un axe de réponse à notre problème, un début de… solution !

Trouver les solutions au(x) problème(s)

Car c'est bien là le principe de l'écriture, de l'introspection, de l'auto-psychanalyse et du développement personnel : trouver des solutions à nos problèmes, et agir = les mettre en action ! En effet, une fois que l'on a navigué sur la rivière de nos problèmes et qu'on est remonté à leur source, on peut mettre en place des solutions… et un plan d'action pour les appliquer !

Par exemple : je dois donc pour remédier à mon souci d'ego démesuré (ah ah ah n'importe quoi, hein !) en prenant conscience que je ne suis pas meilleur.e que les autres, que la mort fait partie de la vie et l'exalte (enfin normalement) davantage qu'elle ne la presse comme un citron. Je dois travailler aussi je le sais sur mon stress et ses multiples origines, de mon alimentation à mes sources de revenus en passant par mon sommeil…

Mettre en place un plan d'action

Et ce, toujours en écrivant dans son journal, après la série des pourquoi, voici venue la liste des comment ? Comment mettre en place les solutions trouvées ? En général je me fais une TO DO LIST (liste à faire) encadrée, puisque c'est l'aboutissement de notre écriture réflexive, avec des points simples, en reprenant un peu mes notes si nécessaire. Il peut être ensuite utile ou pas de revoir cette todo-list, mais une fois la réflexion terminée et les solutions écrites et comprises, l'inconscient fera sa part du boulot.

Le journal intime moderne : blog et Cie

Bien sûr, il peut sembler ringard de tenir un journal intime en papier aujourd'hui, mais beaucoup moins un sketchbook, ou un journal de réflexion, voire un blog, mais ce n'est pas différent ! Il peut y avoir effectivement des blogs professionnels sur des sujets aussi pompeux que "sommes nous-seul.es dans l'univers ?", mais ne nous leurrons pas, notre facebook est déjà un journal intime… et parfois trop ! Bon, c'est vrai, le seul problème est qu'il s'arrête souvent à l'exposition d'un problème ou d'un coup de gueule, sans la réflexion et la mise en place des solutions.

Attention : éviter les suppositions

Quand on écrit un journal intime, c'est en général très personnel, même si l'on peut parler des autres, mieux vaut ne s'en prendre qu'à soi et éviter les suppositions sur autrui, car c'est la meilleure solution pour se mettre le doigt dans l'oeil, et donner aux autres des émotions et intentions qu'ils n'ont peut-être pas.
Le journal intime ou journal de développement personnel est donc… personnel ! J'y détaille ma vision de ma vie et de mes problèmes, et avec ma réflexion et mon propre système de pensée je vais mettre en place mes propres solutions que je m'imposerai à moi seul.e. Inutile et contre-constructif d'imposer ses solutions à autrui, le but est de se changer soi-même et pas d'essayer de changer les autres…

Et le bonheur dans tout ça ?

Eh bien CQFD : rien que le fait de coucher ses mauvaises vibes sur le papier, on s'éclaircit l'âme, mais bien plus encore si l'on pousse la réflexion, c'est littéralement l'accès au changement positif que l'on se donne, avec des clés (les solutions) qui nous ouvriront les cadenas de la vie. Les mêmes problèmes reviendront au fur et à mesure de l'écriture, jusqu'à diminuer et disparaître (laissant place à d'autres soucis certes), preuve qu'on les a réglé et qu'on a évolué positivement sur le chemin de la vie… Une vie où les malheurs sont relatifs, où les problèmes ne sont pas insurmontables et surtout pas incompréhensibles, une vie où nous sommes devenus actifs et non passifs, en regardant à l'intérieur de notre âme, en méditant et en agissant !

Je vous souhaite une bonne écriture réflexive !

Lire des journaux intimes célèbres

  • Le Journal d'Anne Frank - Anne Franck
  • Le Journal secret de Laura Palmer (du feuilleton Twin Peaks) - Jennifer Lynch - Presses Pocket, 1991

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avec Stéphane Bouillet

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